‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 5 sur 61 · Les méthodes < d'investigation expérimentale · texte numérisé non relu

Les méthodes < d'investigation expérimentale

__ Selon le plan que nous venons d'établir, nous 3 étudierons d’abord la maladie expérimentale et nous | LATE ___ l’envisagerons successivement dans ses méthodes, ses manifestations cliniques et anatomiques, son diagnostic. Nous examinerons à partses résultats étiologiques #3 et nosologiques qui nous ont paru avoir une impor- 19 tance suffisante pour être séparés en deux parties distinctes.

Les méthodes de production de l’herpès expéri- n mental peuvent elles-mêmes être examinées sous x, trois chefs, celui du matériel d’inoculation, celui de la technique et des voies d’inoculation, enfin celui des rs réceptivités animales.

Leur étude a largement bénéficié des recherches er faites antérieurement sur la rage, sur la vaccine, sur la poliomyélite et plus près de nous sur l’encéphalite léthargique. On trouvera des documents précis sur la question, à propos de cette dernière affection soit dans # le livre de Levapiri, les Ectodermoses neurotropes NE (Paris 1922), soit dans les notes que LevaDiTI, HARVIER

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et Nicozau ont publiées à la Société de Biologie et à l'Académie des Sciences. Certains points dela méthode viennent d’ailleurs, au cours des derniers mois, d'être précisés à la Société de Biologie par REMLINGER et Baizzy. Nous rappellerons rapidement l'essentiel.

Le Matériel d'Inoculation fera l'objet de considérations relatives à ses sources, à sa pureté, à son activité enfin à la forme sous laquelle on l'emploie.

Les Sources du virus seront précisées d’une façon plus complète à propos de la virulence des tissus et des humeurs. Nous nous bornerons ici à indiquer quelques données générales.

On peut naturellement obtenir la matière à inoculer de deux origines différentes, soit de l'homme malade, soit de l'animal infecté artificiellement, le second procédé n'étant en définitive qu'une dérivation du premier lequel doit garder sa valeur fondamentale dans les recherches scientifiques.

Chez l'homme on se trouve limité à l'étude des produits prélevables en clinique sur le malade, c'est-àdire des matériaux d'excrétion, selles et urines, de sécrétion conjonctivale, nasale, salivaire, pharyngée, ou des humeurs, sang, liquide céphalo-rachidien et exsudat vésiculaire. Il s’en faut d'ailleurs de beaucoup que ces différentes sources aient une même valeur, puisque parmi elles seule la virulence du liquide des vésicules n'est plus actuellement discutée. Quant aux organes et tissus, à part la peau, ils sont difficilement accessibles chez l'homme et n'y ont pas été étudiés. Ils échappent même aux recherches nécropsiques puisque les autopsies d'herpétiques sont accidentelles, impures, tardives et qu'au surplus elles ne semblent pas avoir attiré l'attention des observateurs autant qu'elles le mériteraient.

Chez l'animal que l'on peut sacrifier à volonté, les

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prélèvement d'organes et de tissus sont au contraire très simples. On peut opérer dans deux conditions différentes qui n'ont du reste pas la même valeur : soit après inoculation locale du virus, inoculation dite «in situ» et utilisation des organes dans la substance desquels le virus s'est conservé ; soit après inoculation à distance et utilisation des organes auxquels le virus s’est propagé secondairement.

La pureté est conditionnée par les contaminations secondaires. Elle est moins grande dans les produits d'émonctoires (inatières fécales, urines, salive, sécrétions) que dans les liquides intra organiques, sang, liquide céphalo-rachidien, et surtout que dans les organes. Elle est également moindre dans les vésicules anciennes que dans celles qui viennent d'’éclore, et dans les prélèvements sur le cadavre que dans les prises à l'état de frais. D'ailleurs on peut purifier le virus herpétique : soit in vitro par filtration sur bougie, contact avec la glycérine ; soit in vivo par passage dans un organe profond qui sera le cerveau, la surrénale, le testicule ; la première voie expose naturellement l'animal à une méningite d'infection secondaire, la dernière paraît plus sûre et n’entraîne en général

qu'une orchite qui ne se transmet plus aux passages suivants.

L'activité elle aussi varie avec la source qui peut être pauvre ou riche en virus. D'une façon générale on admet que le liquide vésiculaire, les produits de sécrétion conjonctivale, les extraits testiculaires, surrénaliens, cérébraux et surtout ces derniers possèdent un virus actif. Ici encore on fait varier l’activité, c'est-à-dire l'incubation, la durée et la gravité de la maladie, en concentrant ou en diluant le virus, du moins d’après l'opinion de Levapiri et de ses collaborateurs. Car LE FÈVRE DE ARkic est d’un avis diamétralement opposé et admet un seuil de concentration au

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