‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 47 sur 61 · CT · texte numérisé non relu

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tion générale du zona et à l'interprétation qui peut être donnée actuellement des liens unissant les deux maladies. Ÿ

Nous allons voir en premier lieu les arguments qui aboutissent à la conception de l’unicité de l’herpès et du zona.

Au point de vue clinique, on trouve entre les deux affections d'importantes analogies : Dans les deux cas formation de petites vésicules groupées sur une base érythémateuse, quelques phénomènes généraux, des accidents nerveux. Ces derniers peuvent aller de la vraie méningite, assez rare, à la simple réaction méningée fugace avec raideur de la nuque, kernig, céphalée, ralentissement du pouls, hypertension, lymphocytose et hyperalbuminose du liquide céphalo. rachidien (CHAUFFARD, TARGOWLA PHILIBERT).

Au point de vue anatomique la lésion élémentaire de la peau est la vésicule. Dans l’un et l’autre cas on trouve des inclusions acidophiles dites granulations de Lipscaürz dans les cellules de la paroi des vésicules. Du côté du système nerveux les altérations rappellent de très près celles de l'herpès fébrile constatées chez le lapin : lésions de périnévrite, lésions du ganglion spinal avec hémorragies, infiltration mononucléaire, dégénérescence neuronophagique (BOERESPRUNG, HEAD et CamPeBeLi, THomas) lésions qui d'ailleurs comme dans l'herpès peuvent s'étendre jusqu’à la moelle (HEsser 1923).

Au point de vue expérimental certains auteurs ont pu reproduire le zona chez l'animal parfois avec le virus herpétique lui-même.

Lirscuürz le premier aurait pu provoquer la kératite à la cornée du lapin par inoculation de produits zonateux et aurait décelé dans les lésions la présence des corps zostériens, MariNEesco et DRAGANESCO ont confirmé

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ce résultat dans 2 cas sur 3 essais. TRUFFI aurait obte: nu de même une kérato-conjonctivite avec troubles nerveux mais seulement au bout de 22 jours, et sans pouvoir vérifier de lésions ni de virulence du cerveau.

MEINERI par inoculation subdurale à un cobaye arrive à 1 succès sur 4 essais : maladie générale, troubles moteurs tétaniformes, issue mortelle, pas de lésions histologiques ni de virulence régulière du cerveau. |

Viennent ensuite des expériences plus démonstratives en ce qui-concerne la parenté du zonä et de l'herpés, Lucer et Lanpa en 1925 dans un zona intercostal récidivant qu’ils considèrent d’ailleurs comme un type d'herpès récidivant auraient obtenu du virus herpétique typique. GoopPasrure et TEAGUE essayant du virus d'herpès pneumonique à la cornée de lapins et de cobayes qui avaient été badigeonnés au goudron au niveau de la peau, reproduisent chez le lapin un zona avec encéphalomyélite du type herpétique ; chez le cobaye un zona non mortel donnant l’herpés au lapin ; avec du virus de zona ophtalmique ils obtiennent de même à la cornée du lapin une kératite transmissible avec encéphalite au troisième passage, à la peau un zona des plus évidents.

Malgré ces résultats la dualité du zona et de l’encéphalite conserve de nombreux partisans,

L'expérimentation en effet n’a pas donné des résultats concordants entre les mains de tous les chercheurs. Certains ne sont pas parvenus à déceler le virus du zona qui se montre en tous cas moins ubiquitaire que le virus de l’herpés et se transmettrait moins régulièrement que lui. De nombreux échecs ont été enregistrés par Dore et VÔCHTING, TEISSIER, GASTINEL et REILLY, BLaANc et CaminoPperTros, NETTER et Mawas, Marian. LUGER et LaANbaA eux-mêmes en 1924 n'avaient pu reproduire à la cornée du lapin qu’un

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