‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 8 sur 61 · OT · texte numérisé non relu

OT

Le rat blanc est sensible à l'herpès (P. TEIssier et ses collaborateurs) et ne le serait ni à l’encéphalite même par voie intracérébrale, ni à la poliomyélite.

La souris ne contracterait la maladie qu'après inoculation cérébrale alors qu’elle est sensible à l’encéphalite même par voie cutanée et réfractaire à la poliomyélite.

Le singe se comporte différemment selon les espèces. Pour Levapiri, les antkropoïdes (chimpanzés) seraient à la fois réceptifs à l’herpèës, à l'encéphalite, à la poliomyélite. Parmi les espèces inférieures, les macaccus cynomolgus, rhesus, et sinicus seraient d’après BLaxc et CamiNoPpEeTRos réfractaires à l’herpès alors qu'ils se montrent sensibles au virus encéphalitique fixé et à la poliomyélite. Le callithrix, au contraire, selon l'opinion de P. TeissiEr, GASTINEL et REILLY, se montrerait tout particulièrement réceptif au virus herpétique humain.

Le chat considéré comme réfractaire par Dore et SCcHNABEL, MARINESCO et DRAGANESCO, VEGNI1, a été infecté dans le tiers des essais par REMLINGER et BaiLzy employant 1 cc d'émulsion épaisse intracérébrale.

Le chien, considéré lui aussi comme réfractaire, s'est montré sensible au virus fixé par passage sur le chat (REMLINGER et BaizLy). Il est d’ailleurs sensible à la rage ainsi qu’à un virus spécial encéphalitogène.

En somme le lapin reste l'animal de choix ; le cobaye est moins réceptif, le chat moins encore. Les autres espèces animales sont exceptionnellement utilisées.

Les animaux réfractaires seraient:

La poule (VEGnt 1924) ;

Le pigeon.

Les animaux non examinés sont les gros animaux

de laboratoire, cheval, bœuf, mouton, porc, que les conditions économiques actuelles écartent de plus en plus des instituts de recherche. Le cheval serait à étudier, moins peut-être à cause de son intérêt sérothérapique.qu’à cause de sa réceptivité à une maladie enzootique, la maladie de BorNa, une méningo encéphalite et à la paraplégie infectieuse, une mëéningomyélite qui, transmissibles au lapin et au cobaye, présentent plus d’un trait commun avec les infections virulentes que nous allons étudier.

Reste l'homme dont Dowanr, puis Vipaz (1875) Evans avaient établi la réceptivité à l'herpès par des expériences qui furent ensuite contestées. La réalité de leur découverte est cependant bien démontrée depuis LipscaüTz qui en 1921 a indiqué la sensibilité de l'homme à l’herpès génital, FucHs, LUGER et LanNpa, TEISSIER, GASTINEL et REILLY, qui ont noté sa réceptivité aux autres variétés d'herpès. Il est à remarquer d’ailleurs que si l’inoculation d'herpès simple à la peau de l'homme paraît pouvoir être effectuée sans ennuis, celle d’herpès récidivant qui peut se transmettre avec son caractère itératif demande plus de circonspection; et qu’enfin les inoculations dans les cavités sousarachnoïdiennes de l’homme qui ont déjà été tentées doivent être considérées malgré leur insuceès comme un essai franchement condamnable. La réceptivité humaine paraît au surplus susceptible de variations. Les auto-réinoculations s'arrêtent comme l'avaient vu les anciens auteurs au 2° ou au 3° passage, alors que le sujet reste réceptif à un virus hétérogène. De même la transmission, facile d'homme à homme, du singe à l’homme (P. Trissier et ses collaborateurs), devient difficile du lapin à l’homme, que le virus provienne de vésicules, de kératite ou d’encéphalite.

DR PSE

Page 1