La Psyshologie de la conversion, p
LA CONVERSION lOi
Non, dans beaucoup de cas, le converti ne se sent pas deux. Avant sa conversion, il pourra avoir la ferme confiance que Dieu l'assiste, car il sait que le secours divin ne manque pas aux âmes de bonne volonté.
Quand la prise aura succédé à la chasse, il se gardera bien d'attribuer le succès à ses seuls efforts, car il sait que la foi <st un don de Dieu : ce ne sont pas là à proprement parler des données de l'introspection psychologique, quelque chose d'immédiatement senti, mais des conclusions tirées de vérités acquises. Un pèlerin en marche vers le catholicisme pourra éprouver des attraits, entendre comme des appels intérieurs, mais le plus souvent il sera incapable de discerner si cette voix est une voix surnaturelle et divine, ou simplem.ent la voix de sa conscience qui lui commande de chercher loyalement la vérité et de ne pas pécher contre la lumière. Que s'il sent en lui une sorte de dualité, cette dualité pourra simplement lui apparaître comme la lutte de la nature supérieure et de la nature inférieure. Loin de nous la pensée de contredire aux expériences des mystiques ; nous n'avons nulle difficulté à ad-