‹ La Convocation des États généraux en ProvenceChapitre 39 sur 116 · LE TEKHOIU DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

LE TEKHOIU DE MARSEILLE

quartiers coniprenaieiU plus d'uu ciuciuièuio de la populatiou du ressort. Si la couiniissiou de convocation eût connu ces détails, peut-être aurait elle doublé ou triplé le nombre de députés électeurs. Qu'était-ce en effet que 90 électeurs pour représenter une ville qui comptait cent vingt mille habitants?

De là à se demander pour ({uelles raisons supérieures la commission avait cru devoir suivre ce parti, il n'y avait qu'un pas. M. de Demandolx le franchit. Les raisons possibles qu'on avait invoquées pour dresser le tableau des députés électeurs des villes et bourgs et leur attribuer plus ou moins de voix dans le vote fmal,on les connaissait à peu près ou on les soupçonnait. On avait voulu « éviter le tumulte auquel un nombre indéfini eût donné lieu, ou bien proportionner ce nombre à l'étendue et à la population de la sénéchaussée, balancer peut-être l'influence de la ville principale où le siège de la sénéchaussée était établi pour donner quelque importance aux villes qui en dépendaient, ou encore abréger le temps à employer au scrutin pour l'élection des députés aux Etats généraux et surtout épargner des frais aux communautés dont les députés pourraient être retenus trop longtemps dans la ville où se tien-

Dc Saint-Martin : Sainte Croix (([uartier) ; et Saint Barnabe, les Comtes, Saint Jean du désert, Saint-Laurent de la Capelette, Mazargues, N. D. du Rouet, Saint Pierre, Saint Loup, Saint .lust, Saint Dominique, Sainte Marguerite (succursales).

De Saint Ferréol : Saint Michel deau douce, Bonneveine, Saint Suffren (quartiers) ; et Saint Giniès, Montredon (succursales).

Saint Marcel, prébende de la cathédrale, desservait les Accates, les Camoins, Saint Menet, la Valentine et la Treille (quartiers).

De Saint-Julien, paroisse du terroir, dépendaient les Caillols, les Martégaux et les Olives (quartiers).Les Olives dépendaient aussi en partie de la cathédrale. Voir Alnianacli de Marseille, 1789, p.

ii'à et suiv.

126 l'ordonnance du 18 mars

drait l'assemblée générale )).En examinant ces motifs avec attention, on demeurait bien vite convaincu qu'ils ne s'aj)j)li([uaient guère au cas en litige. Marseille était seule danssasénécbaussée ;elle n'avait donc à craindre aucune compétition, aucune susceptibilité à redouter. Le temps du vote ne serait pas lonii, la distance de toutes les extrémités du terroir au centre ne dépassant guère deux lieues ; par conséquent les frais ne seraient pas tellement excessifs qu'on ne pût les supporter. Le vrai, le seul argument à retenir, c'était la crainte du pouvoir central de complications possibles par suite du trop grand nombre d'électeurs réunis. Mais M. de Demandolx avait réponse à tout. N'était-ce que cela? Eli bien! l'article 34 du règlement du 24 janvier permettait de tout concilier. Au cas, disait-il en substance, où les députés électeurs dépasseraient deux cents, ils devront se réduire à ce nombre. C'est donc à deux cents et non à quatre-vingt-dix qu'il convenait, en exécution même de la volonté royale, de porter le nombre des électeurs du tiers de la sénécbaussée de Marseille. Cette opération avait l'avantage de rétablir à peu près l'égalité du troisième ordre vis-à-vis des deux autres (1).

(1) « La réduction au cjuart des de vojagcs plus longs et plus

députés des villes et communau- multipliés dun grand nombre

tés pour l'élection des députés de députés, et ce dernier motif

aux Kta+s généraux ordonnée par n'existant pas dans les hail-

Sa Majesté dans les l)ailliages liages principaux qui nont pas

l)rincipaux auxquels doivent se de bailliages secondaires, Sa Ma-

réunir les députés d'autres bail- jesté a ordonné que dans les-

liages secondaires, ayant été dé- dits bailliages i)rincii)aux n'ayant

terminée par la réunion de deux point de bailliages secondaires,

motifs : l'un, de prévenir des l'élection du député du tiers état

assemblées trop nombreuses dans aux Ktats généraux sera faite im-

ces bailliages principaux, l'autre, médiatement après la réunion

de diminuer les peines et les frais des cahiers de toutes les villes et

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