‹ La Convocation des États généraux en ProvenceChapitre 48 sur 116 · LE CLERGÉ DANS LES SÉNÉCHAUSSÉES · texte numérisé non relu

LE CLERGÉ DANS LES SÉNÉCHAUSSÉES

du 18 mars. — Protestation adressée à Necker. — L'abbaye de Saint Victor. — Le chapitre de Fréjus.

— Les clianoineset bénéficiers de Riez.

V. — Les curés. — Les chanoines sont en délicatesse avec eux. — Les curés se présentent en masse aux sénéchaussées. — Craintes des curés de la viguerie de Tarascon qui dépendent du diocèse d'Avignon.

— Ils font élection de domicile chez Roux, curé d'Eyragues. — Leur placet au roi, le 16 février 1789. — Cas des vicaires du terroir de Marseille. — Habileté de l'évoque, M. de Relloy.

VI. — La vérification des pouvoirs. — A Arles, motion d'Arquier, curé d'Orgon. — Les ecclésiastiques du Comtat. — Mercurin , député de Saint Remy. — Protestation de Chalmeton et de Decène. — L'archevêque d'Avignon. — Intervention de M. de Montfort.

— L'abbé de Provançal. — Mémoire de M. de Servan. — Le doyen de Frigolet. — Motion de Roux.

— Artaud nomme 4 commissaires pour prononcer.

— La même manœuvre à Digne.

VIL — Le nombre des curés leur assure la prépondérance dans les scrutins. — Ils nomment les secrétaires des assemblées. — M. de Crouseilhes à Aix. — Les commissaires pour la rédaction des cahiers. — Pression de M. de Boisgelin sur les curés de la sénéchaussée d'Aix. — Les chanoines sont partout évincés, à Draguignan, Grasse, Marseille. — Emmanuel de Bausset, comte de Saint Victor. — Les députés électeurs à Toulon, Draguignan et Forcalquier. — Election de la sénéchaussée de Digne. — Entente de l'évêque et du lieutenant général. — Ils échouent. — Victoire des curés. — Colère des chanoines évincés à Forcalquier. — Lettre de Chappus, prévôt de la concathédrale. — Entente des curés à Sisteron. — Le clergé de la vallée de Barcelonnette ne nomme pas d'électeurs.

— Pourquoi ? — Election à Draguignan et à Grasse,

— A Castellane, manœuvres de Michel Poyet, procureur de l'évoque de Glandéves. — Elles sont inutiles. — Le bas clergé a montré de l'esprit de suite. — Son triomphe est assuré aux assemblées générales.

La convocation des États généraux étant chose nouvelle ou renouvelée, chacun y vit une occasion excellente pour faire étalage de ses titres. On allait confier à des procès-verbaux solennels la litanie de ses dignités. Le plus mince des hommes en place sentit tout à coup l'importance de ses fonctions. Rien n'est curieux comme de regarder d'un peu près tout ce monde qui s'agite et qui s'enfle.

Un des motifs de l'hostilité de l'administration provençale contre le mode de convocation par sénéchaussées, c'est assurément son exclusion forcée de la présidence de ces assemblées. Il est à croire que si Louis XVI avait assuré au président des Etats de Provence la direction des opérations électorales dans la sénéchaussée d'Aix, par exemple, son hostilité se serait bienviie évanouie. Aussi les sénéchaux ou lieutenants généraux n'ont-ils garde de manquer aux séances (1). Leur zèle d'abord plaira au roi ;

(1) Sur les 12 séncchaiissccs de cii 1789: Grasse, avec Louis dk Provence, 2 seulement étaient ^'ILLE^EL•VE, et Toulon avec dk pourvues de sénéchaux installés Birgues Missiessy. Grasse et

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