‹ La coopération en Grande Bretagne [microform]Chapitre 6 sur 26 · L ESPRIT D ASSOCIATION · texte numérisé non relu

L ESPRIT D ASSOCIATION

400 OU 5oo. Cependant, dans l’intervalle, l’Union shop mère de Brighton avait disparu, et dans le cornant des années i833 et 1834 tout le mouvement fut anéanti. Quelques Union shops isolées, créées par d’indomptables coopérateurs de l’Ecosse et de l’Angleterre septentrionale survécurent au désastre général et furent découvertes, à la génération suivante, parles pionniers du second mouvement coopéiatif. Ces associations, telles que le Moulin de Devonport,. le magasin de Sheerness, le Moulin Indépendant de Hull, et quelques boulangeries écossaises, peuvent s’enorgueillir de leur antique origine, et représentent une sorte d’aristocratie du sang au milieu de la ploutocratie du mouvement moderne.

Ces survivants du type ante-rochdalien ne constituent d’ailleurs pas tout le bilan du premier mouvement coopératif. Les semences de foi coopérative jetées, de tous côtés, par les disciples enthousiastes d’Owen dans les intelligences ouvrières, un moment ensevelies sous l’agitation chartiste naissante et les méthodes plus dramatiques des trade unions, attendirent le désenchantement politique, la trêve industrielle et la reprise du commerce pour pousser des fruits de leur sorte.

L’échec du mouvement des Union Shops s’explique plus facilement que leur succès partiel : d’abord, ces sociétés n’avaient pas de statut légal: leurs gérants, leurs secrétaires, un quelconque de leurs membres pouvaient sans crainte de poursuite, s’approprier des marchandises ou détourner les fonds. Elles n’avaient contre les vols et les fraudes aucun recours pratique, en dehors du procédé primitif du talion. Une anecdote, qui concerne une fabrique coopérative de rubans, établie quelques

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