MINET
Françoise, ton doute m'afflige; Aussi, je t'en donne ma foi, Si jamais 1' papillon voltige, Ce ne sera qu'autour de toi.
FRANÇOISE. Comment! vous me tutoyez...
mais c'est trop fort. . .
MINET. Oui, je te tutoie... Ah 1 est-ce que j'ai 1g temps de roucouler à l'instar du rossignol?... du tout, les instants sont précieux, et je vais immédiatement l'embrasser...
On frappe un petit coup à la porte du fond, Minet s'arrête tout à coup.
M"^ MINET, à part. Il était temps. .. j'cjlais me montrer.
FRANÇOISE. Voici quelqu'un... sortez par la petite cour, et revenez dans quelques instants.
MINET. Renvoyez bien vite ces importuns... malgré le frais du soir, mon cœur est en feu...
FRANÇOISE. C'est bon... allez... allez... [A i^"'« JlJinet.] Quel homme entreprenant que votre mari !
jime j^iNET. Je ne lui connaissais pas ce défaut-là.
On frappe.
FRANÇOISE, qui a regardé par le trou de la serrure. C'est monsieur Geigneux.
M""= MINET, à M"'^ Geigneux, à qui elle donne sa place. J'ai eu bien de la patience... à vous...
M-"' GEIGNEUX. J'en aurai aussi... mais je le replacerai ce soir.
IV\A/«%^VVVVVVVVV«/VVAAA<«AAV\AVVVVVVVVVMA'VVV\/VVMAAAVVVVt/\^V\V