‹ La CorbiéréideChapitre 9 sur 13 · DOUDEAUVILLE · texte numérisé non relu

DOUDEAUVILLE

En quels lieux ?

PEYRONNET

Aux barrières.

68 LA CORBJEREIDE.

doudeauvjlle sortant.

Je me retire.

villÈle se levant.

Allez dans votre cabinet , Vous prosterner devant le tableau de Vernet.

(Après trois secondes de silence.)

C'est bien : il est parti Ce ministre infidèle

Outrage le Monarque en outrageant Villèle : Je sais que sur ce point vous pensez comme moi: Qui n'aime pas Villèle est ennemi du Roi. Voyez à quel excès un fol orgueil entraine ! Mort ou vif, Doudeauville éprouvera ma haine; S'il fait valoir le sang des La Rochefoucault ,

Qu'on l'empoigne d'après le procédé Foucault

Terminons maintenant, en petite assemblée , Cette opération qu'un transfuge a troublée. La garde

Corbière interrompant.

C'est fini , le Conseil a voté ; Elle est licenciée à l'unanimité.

villele lui présentant l'ordonnance.

Signez

CORBIERE.

De tant d'honneur Corbière n'est pas digne, Mais un serment me lie et gaîment je la signe.

VILLELE.

Hâte-toi.

Le soleil ne verra pas demain Un seul de ces bourgeois les armes à la main. Mais vous m'avez promis, pour soutenir mon zèle, De me fortifier comme une citadelle.

J'attends depuis hier trente mille soldats; Je les cherche partout et je ne les vois pas.

L'ordonnance sans eux pourrait m'être fatale : Que puis-je faire seul contre une capitale ?

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