‹ La corporation des ménétriers et le roi des violonsChapitre 7 sur 16 · LA CORPORATIF · texte numérisé non relu

LA CORPORATIF

Cjsluy qvii aura le mieux faict pour être honoré et gratiffié de quelque -présent 'honorable ». (1)

Au goût de l'art que répandirent cette confrérie et les réunions académiques, il faut nécessairement ajouter la puissance que donna 4 la musique vocale et instrumentale la mode des baillets, venue d'Ita,liç et ^itrod^uite en France sous le règne de Henri IJI.

RçippeloQs à ce propos que le premier ballet connu fut exécuté, en 1582, aux noces du duc de Joyeuse et de mademoiselle de Vaudemont, sœur de la reine. Il avait été composé par La Chesnaye, aumônier du roi, et mis en musique par le sieur de Beaulieu, M« Salmon, musicien de la chambre, et principalement par Balthiasar de Beaujoyeux, « y^let de chambre du roy et de madame sa mère » . Ce Balthazar, ou plutôt Baltazarini dit Beaujoyeux, à cause de la fécondité de son imagination pour amuser la cour, était venu en France avec une troupe de violons : il avait été envoyé de Piémont à la reine Catherine de ]\ilédicis par le maréchal de Brissac en 1577. Dans la description qu'il nous a donnée de son ouvrage (2), Beaujoyeux nous dit qu'au dedans de la voûte dorée, il y avait « dix concerts de musique différens les uns des autres », qui répondaient à tous les couplets chantés sur la scène.

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