UN MÉRINOS QUI
Coquel porte sa bête sur sa figure. Il n'a pas seulement des traits de ressemblance avec le mouton , mais il en a encore la douceur et l'innocence. Coquel est en outre, par une circonstance assez bizarre, fabricant de tissus de mérinos, et Champenois. Sa voix ressemble à une sorte de bêlement. Coquel s'avance et dépose ainsi :
« Mé-essieurs, j'ai bien à me plaindre de cet homme qui é-est sur ce banc-an-an... On m'avaithé-hé bien dit à Reims qu'il fallait avoir à Paris les mains dans ses poches ; ce qui est bien difficile lorsqu'on a comme moi huit poches et seulement deux mains-hin-hin. A peine arrivé-hé-hé, je me dis, je vais aller voir M. Bé-érard. Je ne le connais pas, je ne sais pas où il demeure, mais ça ne fait rien... je lui dirai que je viens de la part de madame Simonnin , et il me recevra fort bien. C'est bien le diable si je n'arrive pas jusqu'à M. Bé-érard. Me