I. — Grandeur morale de la nation
Est-il bien nécessaire de vous prêcher le courage ?
Et quand je dis « vous », je pense, certes, immédiatement aux compagnons assidus de notre infortune, mais ma pensée va aussi, au delà de nos provinces .occupées, à nos réfugiés, à nos prisonniers, à nos déportés, à nos soldats.
Frères de notre armée de Liège, de Haelen, d'Anvers, de l'Yser et d'Ypres, du Cameroun et de l'Afrique orientale, c'est vous qui êtes nos premiers pourvoyeurs d'énergie. Le 2 août 1914, du sein de toutes les familles de notre aristocratie nationale,, avec un élan magnifique, vous avez, surgi, attestant, devant le monde, que la noblesse a gardéj en Belgique, sa signification traditionnelle ; les classes bourgeoises, assises solides de la nation, se sont levées à vos côtés ; — un modeste employé de notre cité malinoise a ses six fils au front ; — le peuple, aussi, a fourni son contingent d'engagés: volontaires, d'autant plus méritants, que leur départ creusait au foyer un vide douloureux ; aumôniers militaires et brancardiers ont, àr l'envi, offert et prodigué leur .dévouement ; le Gouvernement, depuis deux ans et six mois, est à la tâche, avec une vaillance que rien n'entame ; nos vœux font cortège à ces braves ; tous forment une garde d'honneur, fidèle et fière, au Souverain magnanime, qui, du banc de sable auquel est réduit son royaume, donne à la Belgique et' au monde l'exemple accompli de l'endurance et de la foi dans l'avenir.
Ceux qui se battent pour la liberté du drapeau belge sont des braves. Les internés de Hollande et d'Allemagne, qui lèvent vers Dieu, pour la patrie, leurs bras chargés de chaînes, sont des braves. Nos compatriotes exilés, qui portent, en silence, le poids de leur isolement, servent, eux aussi, du mieux qu'ils peuvent, la patrie belge, comme la- servent toutes ces âmes qui. soit derrière les murs des cloîtres, soit dans le recueillement des foyers domestiques, prient, pleurent, peinent, dans l'attente du retour des absents et de notre commune délivrance.
Nous avons écouté la voix puissante des épouses et des mères : à travers leurs sanglots, elles suppliaient Dieu de/ soutenir le courage
et la fidélité à l'honnciir de leurs maris et de leurs fils, emmenés de force dans les usines de l'ennemi. On les a entendus, ces vaillants, ramasser, à l'heure du départ, leur énergie, pour donner du cœur à leurs camarades, ou pour entonner, dans un effort, suprême, le chant national : nous les avons vus, à leur retour, pâles, décharnés, ruines humaines ; tandis que nos yeux mouillés de larmes cherchaient leurs regards éteints, nous nous inclinions profondément, devant eux, car ils nous révélaient, sans s'en douter, un aspect nouveau, inattendu de l'héroïsme national.
Est-il, après cela, nécessaire, de vous prêcher la vaillance ? Certes, au tableau que je viens d'esquisser, il y a des ombres : il s'est produit, ça et là, parmi les nôtres, des faiblesses dont nous avons à rougir : je ne vise pas, en ce moment, — que l'on m'entende bien, — la poignée d'ouvriers épuisés par les privations, raidis par le froid, ou broyés de coups, qui ont finalement laissé échapper de leurs lèvres une parole "de soumission : il y a des limites à l'énergie humaine : je vise, à regret, ces quelques félons qui se prêtent au rôle lucratif de,' délateurs, de courtisans, d'espions, ou ces quelques égarés qui n'ont pas honte de spéculer sur la misère de leurs compatriotes. Heureusement, dans le, recul de l'histoire, ces taches s'estomperont,- çt il ne restera, pour l'éducation des générations futures, que le spectacle grandiose d'un peuple de sept millions d'hommes qui, non seulement, dans un élan unanime, au soir du 2 août, n'a pas voulu qu'on discutât, un instant, son honneur, mais, durant plus de trente mois de souffrances morales et physiques, toujours grandissantes, sur les champs de bataille, dans les prisons militaires et civiles, en exil, sous une domination de fer, demeure imperturbablement maître de soi, et ne s'est pas encore une seule fois laissé aller à dire : C'en est trop ! C'en est assez !
Dans nos jeunes années, nos professeurs d'histoire nous faisaient admirer, et c'était justide, Léonidas et les trois cents Spartiates, qui, plutôt que de chercher leur salut dans une fuite aisée, se firent écraser par l'armée- des Perses, au défilé des Thermopyles. Ils nous enthousiasmaient pour les six cents braves du pays de Franchimont qui, après avoir, la nuit, en y engageant leur liberté et leur vie, traversé les camps des armées de Louis XI et de Charles-le-Téméraire, succombèrent tous dans un assaut d'une audace presque folle et d'une résistance désespérée. Le^ maîtres de la génération belge de demain auront à citer des traits autrement évocateurs de l'héroïsme militaire et du patriotisme. Et ne pouvons-nous pas espérer t[ue notre génération, aussi, gardera le souvenir de l'union dont elle est aujourd'hui l'artisan, et qu'il y aura, demain, chez tous, un dé#ir -plus profond
d'union nationale, moins d'âpreté personnelle dans les luttes d'idées, un respect moins marchandé de l'autorité civile et religieuse, en un mot, une fidélité plus générale, devant l'opinion, publique aussi bien que dans l'intimité de l'âme, à notre devise : « L'union fait la force », écho de la parole du Christ : « Ut omnes unum sint » (i), « Puissent-ils ne faire qu'un ! »
IL — Grandeur chrétienne.
Cependant, mes- Frères, il nous faut nous élever plus haut.
Certes, les vertus morales naturelles sont dignes d'estime, et bien fat serait celui qui refuserait de les^admirer.
A diverses époques agitées, il s'est rencontré des esprits outranciers dédaigneux de la -nature humaine, de ses ressources, de ses œuvres. Mais le Christ et l'Église la traitent avec honneur. Notre Seigneur Jésus-Christ n'est point venu détruire la nature, mais redresser ses écarts accidentels, la surélever.
La Grèce n'a-t-elle pas donné au monde des penseurs de génie ; la sagesse de la Rome antique n'est-elle pas proverbiale ; l'art païen n'a-t-il pas enfanté des chefs-d'œuvre, que les générations chrétiennes ne se lassent pas d'admirer et de copier ? Les grands Papes Léon XIII* et Pie X ont protégé les lettres classiques contre ceux qui voulaient en frustrer l'enseignement chrétien ; et, dans une de ses magistrales encycliques, Léon XIII a expressément recommandé aux philosophes catholiques de faire leur profit de la science et de la pensée d'autrui n'importe oxx ils les trouvent.
L'intelligence n'est pas chrétienne, par définition, pas plus que ne le sont la santé physique, la capacité de travail, l'initiative, l'énergie, la richesse. Ces dons de la nature ne sont même pas liés à la vertu. Dieu se plaît, dit l'Évangile, à répandre la lumière et la chaleur de son soleil et sa pluie bienfaisante sur les bons et sur ceux qui ne le sont pas. (2)
Quant à la vertu morale, — la bravoure, par exemple, la constance, la philanthropie, le patriotisme sous ses multiples formes, — il faut la saluer avec gratitude et respect, partout où vous la rencontrez. Le christianisme n'en a pas le monopole. La nature n'en est pas incapable, et, au surplus, les grâces surnaturelles ne sont pas exclusivement réservées aux membres de l'Église catholique. Soyez fiers de votre foi, sans doute, mais ne copiez pas le pharisien qui se targuait de ne pas ressembler au reste de l'humanité, toisait de haut ce pauvre
(i) Joan. XVII, 31.
(2) Matth. V. 45.
publicain que le Dieu des miséricordes regardait avec compatissance. « Sachez apprécier, partout et chez tout le monde, dit saint Paul, ce » qui est vrai, honnête, juste, irréprochable, sympathique, digne 3» d'éloge; appréciez la vertu, » (i) « Ainaez et honorez vos frères, dit-il » ailleurs, témoignez-vous de mutuelles prévenances », « diligentes, » honore invicem praevenientes ^> {2)', mieux encore, ayez l'humilité de » penser que le prochain vous est supérieur ; vous arriverez à vous en » convaincre si, au lieu de prendre plaisir à ce qu'il y a de bpn en » vous, vous vous appliquez à regarder ce qu'il y a de bon chez les » autres : m hiimilitate superiores sibi invicem arbitrantes, non quae sua » Sîint singiili considérantes, sed ea quae olioni7n » (3)
Néanmoins, mes Frères, il manque à la vertu, lorsqu'elle ne s'inspire pas de la charité chrétienne, son principal élément. Il ne suffit pas, en effet, de faire le bien, il faut le bien faire; or, on ne le fait bien que lorsqu'on l'élève à une perfection qui le rende méritoire de la vie éternelle. Saint Augustin a consacré la majeure partie de ses travaux dogmatiques et polémiques à établir, à l'encontre des rationalistes de son temps, Pélagiens ou semi-Pélagiens, cette vérité , fondamentale, que seules les œuvres ihspirées par la charité, c'est-àdire par l'amour de Dieu.et par l'amour du prochain en vue de Dieu, ont la puissance de nous ouvrir les portes du paradis. Le saint docteur ne veut pas que l'on dénomme « vertueux », sans réserve, un acte qui n'est que naturellement boa. Somme toute, écrit-il, « la vertu egt » identique à la charité, et consiste à aimer ce qu'il faut aimer. Virtus » est charitas, qua id quod diligendum est, diligitur. » (4) De fait. Notre Seigneur ne s'est-il pas attaché à nous dire et à nous répéter, que les commandements de Dieu se résument dans la loi de l'amour ? Et saint Paul ne dit-il pas, que * aimer », c'est accomplir toute la loi, *.plenitudo ergo legis est dilectio ?» (5)
Le christianisme n'a pas touché à la grandeur morale, mais l'a améliorée, complétée, et l'a fait monter jusqu'à la cime suprême oià elle est en contact immédiat avec Dieu. L'âme, en possession de la charité, vit de la vie divine. Dieu vit en elle, elle vit en Dieu. Le Christ Jésus est le lien vivant Cntre elle et la Très Sainte Trinité. Désormais, le culte naturel de la moralité, de la religion, ne suffît donc plus; Dieu ne l'agrée plus. C'est par le Christ, qui nous verse surnaturel-
(i) Philipp. IV, 8.
(2) Rom. XII, 10.
(3) Philipp. II, 3-4.
(4) Epist. ad S. Hieron, 167a, éd. Vives.
(5) Rom. XIII, 10.
lement dans l'âme les effusions de sa vie ; c'est avec le Christ, dans le Christ. — Per ipsum et cum ipso, et in ipso — que doivent s'élever vers Dieu le Père tout puissant, en l'unité du Saint-Esprit, à jamais, dans le temps et dans l'éternité, tout honneur et toute gloire : Per Ipsum et cum Ipso et in Ipso, est tibi Deo Patri Omnipotenti, in unitate' Sptritus Sancti, omnis honor et gloria, per omnia smecula saeculorum. (i)
Combien il serait douloureux de penser, mes Frères, que tant de souffrances, subies depuis bientôt trois ans, par tant de millions d'âmes immortelles, fussent chez un nombre, peut-être considérable, d'entre elles, perdues pour l'éternité! La gloire des succès militaires est enviable, sans doute ; l'héroïsme dans la patience, dans les privations, dans la perte de la liberté et jusqu'en face de la mort, est admirable, assurément; mais les artisans de cette gloire, ceux qui ont enfanté cet héroïsme ne seraient-ils pas à plaindre, si, au tournant de l'éternité, placés tout à coupT en face de réalités souveraines auxquelles ils auraient refusé de croire, ils devaient confesser,- désespérés : « Insenscs » que nous fûmes ! Cette vie effacée des chrétiens qui nous ^riitou- » raient, nous la traitions de folie; nous trouvions que leur d-stinée
> manquait d'éclat, et voici qu'aujourd'hui c'est eux qui icrit rangés
> parmi les enfants de Dieu et dans l'assemblée trioi::f hante des » saints. Nous nous sommes donc trompés ! Nous n'avons pas suivi la » voie de la vérité, nos yeux n'ont, pas reconnu la lumière de la » justice, le soleil de l'intelligence n'a pas lui sur nous. Nos insensati, » vitam illorum aestimabamus insaniam etfinem illorum sine honore. Ecce » d[iiomodo compiitati sunt inter filios Dei, et inter sanctos sors illorum » est. Ergo erravimus a via veritatis, et fustitiae lumen non htxit nobis, » et sol intelligentiae non est ortus nobis. » (2) ,
Ceux qui sont de l'autre côté de la barrière du temps, nos morts d'hier, d'avant-hier, des siècles passés, nous députeraient volontiers un messager, avec la mission de nous dire ce que demandait pour les siens le mauvais riche : Vous disposez encore d'un espace de vie ; vous avez à votre portée le confessionnal où le divin Sauveur du monde remet les péchés par le ministère de ses prêtres; le temple de votre paroisse, où il vous est si aisé d'aller prier et demander à Notre Seigneur dans son tabernacle, à sa Mère, refuge des pécheurs. Mère de la divine grâce. Médiatrice toute-puissante de l'humanité, la grâce de votre conversion ou celle de votre persévérance : je vous en supplie, au nom de vos plus chers intérêts, au nom de l'affection que vous me portez, au nom des larmes que vous versez sur mon sort, au nom de
(i) Fin du Canon de la Messe.
(2) Sap. V. 4-6.
la joie ardente que nous aurons à nous retrouver, pour ne plus nous séparer, encore une fois, je vous en supplie, convertissez-vous, sanctifiez-vous, vivez chrétiennement, vivez sainten^nt.
Mes Frères, si notre épreuve se prolonge, c'est que le dessein du divin Amour n'est pas accompli.
Le dessein de la Providence est un dessein d'amour, n'en doutez pas. Il réalise, en même temps, pour les uns une œuvre de justice, pour les autres une œuvre de miséricorde ; mais, pour tous, il est, d'abord, dans l'intention divine, un dessein d'amour.
En Dieu, tous les attributs sont substantiellement identifiés. Dieu est la toute puissance, mais sa puissance ne va pas sans la sagesse, et la sagesse du Tout-Puissânt n'est pas séparable de son amour. Il peut tout, il sait tout, mais ne veut que par amour. La théologie attribue la toute-puissance au Père, la toute-sagesse au Fils, Verbe du Père; la toute-dilection à l'Esprit-Saint, qui procède du Père et du Verbe; mais les œuvres de la création et de la Providence ont pour Auteur la nature unique de Dieu, en laquelle subsistent indissolublement les trois Personnes de la Trinité Sainte.
N'oubliez pas la foi de votre baptême. Croyez à Dieu. Croyez à l'amour qui, substantiellement, est Dieu. « Deus charitas est. » (i) • Croyez à la parole du Verbe : Il est venu révéler au monde l'amour de Dieu, et, afin de nous convaincre et de nous entraîner, Il a voulu pousser, devant nos yeux et en face de nos cœurs, les témoignages de son amour, bien au delà de ce que pouvait réclamer, pour la rédemption du genre humain, la justice divine la plus rigoureuse. Tandis qu'une prière, un soupir, une larme suffisait au salut de l'humanité, nptre Christ Jésus s'est appliqué à faire la conquête de nos âmes par tous les moyens capables de nous attendrir, de nous émouvoir, de nous décider à l'aimer et à aller, par Lui, à l'amour de son Père.
Faut-il vous rappeler, mes Frères, le petit Enfant de Bethléem, pour qui ses parents ne réclament même pas la dernière des places dans les hôtelleries; la fuite, à travers le désert, veï-s l'Egypte, sousla menace de la persécution sanglante ; une jeunesse, une adolescence qui se passent sous un toit ignoré, dans l'effacement d'un atelier; les fatigues d'un ministère7 en butte à la contradiction des pharisiens et des scribes, à l'ingratitude des foules, à des prévention^ tenaces des disciples et des apôtres ; la dernière semaine, enfin, dan^ laquelle se succèdent, avec la précipitation des flots d'un torrent, la sueur d'agonie
(i) I Joan. IV, 8,
au jardin des oliviers, la trahison de Judas, au soir même de l'institution de ce sacrement que nous appelons à Si juste titre le sacrement d'amour, et de l'institution du sacerdoce ; la mise en présence de Jésus et de Barabbas ; l'égarement des masses qui blasphèment aujourd'hui Celui devant lequel elles entonnaient hier l'Hosannah du triomphe ; les scènes du prétoire de Pilate et de lacour d'Hérode; notre doux Jésus, le dos et les épaules labourés de verges, la tête meurtrie par un bourrelet d'épines, la face salie par des crachats, tuméfiée par les soufflets; toute la personne adorable de l'Homme-Dieu outragée, raillée, devenue ce que le psaume prophétique appelle le « méprisé de la populace», «àbjectio plebis » (i), «celui qui ne compte plus,» « nullificamen plebis », selon le mot de Tertullien ; puis, la montée du Calvaire, les affaissements de la victime sous le poids de sa croix ; la désertion des apôtres, saint Jean excepté; le crucifiement; le Messie exposé à la dérisipn publique entre deux malfaiteurs, sous le regard de sa Mère, martyre avec Lui ; toutes les douleurs physiques et morales accumulées sur une seule tête, jusques et y compris le sentiment d'abandonnement total qui arrache au mourant ce soupir de détresse suprême : « Mon Dieu, mon Dieu, tu m'as donc abandonné », « Deus meîis, Deus meus ut quid dereliquisti me ! » (2)
Mes Frères, « vous qui passez si souvent devant le crucifix, » arrêtez-vous, un instant, et voyez donc s'il y eut jamais une douleur » pareille à cette douleur; » « Vos omnes qui transitis per viam, atten- » dite et videte si est dolor sicut dolor meus. » (3)
« C'est jusque là que Dieu a aimé le monde, jusqu'à nous donner, » dans ces conditions, son Fils unique, afin que tous ceux qui voudront » Lui accorder leur foi ne périssent point, mais vivent de la vie » éternelle. » « Sic enim Deus dilexft mimdum, ut Filium suum unige- » nitum daret, ut omnis, qui crédit in eum, non pereat, sed habeat vitam » aeternam. » (4)
Chrétiens, n'entendez-voùs nas retentir en vos âmes le défi de Jéhovah à son peuple élu, du vigneron à sa vigne : « Habitants de » Jérusalem et de la Judée, dit-Il par la bouche du Prophète Isaïe, je » vous prends pour juges entre moi et ma vigne : Qu'y avait-il possi- » bihté de faire pour ma vigne, que je n'aie point fait pour elle ? » « Quid est quod debui ultra facere vineae meae et non feci ? » (5) Et ne
(I) Ps. XXI, 7.
(3) Marc, XV, 34.
(3) Jerem. Lament. I, 12.
(4) Joan. III, 16.
(5) Isaiae, v. 3.
s'expliquc-t-on pas que l'apôtre Saint Paul, qui se mourait d'amour pour son Sauveur Jésus, ait osé s'écrier : « S'il reste quelqu'un qui » n'aime pas Notre Seigneur Jésus Christ, qu'il soit, maudit.» « 5i > qins non amat Dominum nostnim Jesum Christurn, sit anathema », (i)