V. supra, Introduction, p. x-xi
LETTRE A
(2b mai 1785)
Rien que cette lettre ne porte pas de nom de destinataire, il est probable qu'elle est adressée au prévôt des marchands. Elle a trait à une demande d'exemption d'impôt. Or on a retrouvé une pétition, rédigée au nom de Marat, qui a le même objet, et qui est adressée au prévôt des marchands. Elle porte également la date de 1785, et a pour titre : Mémoire pour être déchargé Je la capitation en qualité d'étranger. Les arguments qui y sont contenus sont sensiblement les mêmes que ceux qui sont exposés dans la lettre que nous donnons ici. On y lit : « Il y a même fort longtemps que, ses affaires le rappelant à Londres, il a remis son brevet (de médecin des gardes du comle d'Artois). Ainsi, n'exerçant aucun état, il doit être considéré comme tout autre étranger voyageant pour s'instruire. » 2
Paris, 2j mai 1785.
Monsieur,
En me présentant hier matin à un de vos bureaux, j'ai appris que vous n'aviez pas encore fait droit à ma demande, faute d'un examen suffisant. Je n'en ai pas été surpris, connaissant par la voix publique cette sagesse mesurée qui caractérise en vous le magistrat intègre.
Mais, Monsieur, personne n'est plus en état que moi d'éclairer votre justice. Ma demande est fondée sur ma qualité d'étranger et mon état d'homme 'de lettres. Au