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en Italie) en 1774 et qu’il publie sous ce titre : Mémorial d’un mondain ? ), L'Année littéraire GRO de Eee signale seulement dans ce volume quelques anecdotes sur Paoli. Nous n'avons pas, d'autre part, à parler de Feydel, dont les Mœurs et coutumes des Corses datent seulement de 1799 2),
Ferrand Dupuy, conseiller de confiance de la maison souveraine de Nassau, est proprement enthousiaste : que « le négociant et le spéculateur éclairés » s'associent aux efforts du gouvernement, et la Corse deviendra « une des plus riches possessions de notre puissance ». Il le dit sous toutes les formes dans son Essai chronologique, historique et politique sur l'ile de Corse, avec des notes importantes sur les droits de la France relativement à cette possession, presqu'aussi anciens que la monarchie, ensemble l’origine de ces peuples, leurs mœurs, leur caractère, la description de son sol et ses différentes révolutions jusqu'à sa réduction aux armes du Roy (Paris, J.-F. Bastien, 1776, in-12) G), Là encore, comme pour l’abbé de Germanes, on devine la protection gouvernementale et l’inspiration officielle (4).
Pommereul, qui servit dans la campagne de Corse comme officier d'artillerie, publie en 1779, à Berne, une Histoire de l’isle de Corse qu’il avait achevée dès 1770 et qu'il fait précéder d’un Discours préliminaire rédigé en 1774. On l’a généralement apprécié fort sévèrement ®, comme si on voulait le punir d’avoir porté sur ses prédécesseurs des jugements dépourvus d’indulgence, mais ses appréciations nous paraissent aujourd’hui parfaitement exactes, il est
(1) 142 p. in-12.
(2) Et non 1777, comme le croit M. AmBrosi, Histoire des Corses,
Ê (3) C. R. dans l’Année littéraire (1776, t. V), et dans le Journal Encyclop. (15 janv. 1771).
(4) La même année, Ferrand Dupuy publie à Nassau une étude sur les Richesses minéralogiques de la Corse, qui précède de près de dix ans le mémoire cité plus haut (p. 92). de CADET DE MErz. F
(5) Mgr pe LA FoATA estime (Recherches sur l’hist, de l'Eglise en Corse, p. 292), qu'il a travaillé « avec mauvais esprit et beaucoup de légèreté ». M. Graziani l’estime encore (Ajaccio Journal, 23 juillet 1922) « très sujet à caution ».