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mîmes nouvelles; il n’y en a pas une seule du cap Corse ou des environs de Bastia qui y soit demeurée étrangère celte année. On a fait une assez forte partie de cocons dans l’intérieur de beaucoup de ménages de Bastia, et c’est là, selon moi, la meilleure tendance que puisse prendre la production ; on s’y disputait la feuille cette année, et j’espère la voir vendre régulièrement au marché l’année prochaine.
C’est le cap Corse qui fournissait autrefois la totalité des cocons; quoique sa production ait quadruplé, il ne fournit plus que la moitié de tout ce qui est produit dans l’ilc, car j’ai reçu des cocons des points les plus éloignés del’ile, de la Balagnc, de Cortc, de Snrtène et de Porto-Vecchio. Il y a des propriétaires qui s’occupent avec persévérance de l’éducation des vers à soie, et leurs récoltes seraient déjà très-importantes si leurs planlutions avaient eu le temps de se développer; je citerai particulièrement MM
M. F. n’a voulu utiliser jusqu’à ce jour que le produit de l’émondage de ses arbres, mais il veut mettre en exploitation l’année prochaine sa magnifique plantation des bords du Golo ; elle peut être comparée pour la tenue à ce qu’il y a de plus beau en co genre sur le continent, il a 7,000 arbres environ de huit ou neuf ans , plantés régulièrement en quinconce , qui sont d’une richesse de végétation admirable et doivent déjà donner un produit considérable. Je suis persuadé que tous les villages qui l’entourent produiront beaucoup de cocons avant peu d’années.
Je crois aussi que la plantation de l’Arena va être exploitée avec intelligence.
M. G. a fait faire au Logo une petite éducation qui
CUArmiK HUITIÈME.
a parfaitement réussi, et qui l’encouragera sans doute à faire exploiter une assez grande quantité d’arbres qu’il possède dans la plaine.
Le climat de la Corse est on ne peut plus favorable à l’éducation des vers quand on sait sc placer dans les conditions nécessaires, particulièrement sur les hauteurs, où presque tous les villages sont situés. On a à craindre dans la plaine les touffes de chaleur , et dans la partie orientale de File l’influence du sirocco. Autrement les conditions atmosphériques sont telles, qu’on est dispensé d'une infinité de précautions qui sont indispensables à d’autres latitudes, et les produits doivent être plus abondants avec moins de peine. Il faut cependant beaucoup de soins encore , et on peut reprocher aux éducateurs de Corse de ne pas en donner assez, non-seulement par ignorance , mais aussi par manque de sollicitude.
Je crois qu’on peut faire en Corse des produits exceptionnels en qualité , et que le temps viendra où la soie de ce pays aura la réputation qu’elle mérite; aujourd’hui les cocons sont inférieurs parce que les vers sont en général mal nourris, négligemment élevés et récoltés. Aussi ils rendent peu de soie, ils sont tous plus ou moins tachés, et les produits peu abondants. Ils déliaient être au contraire bien fournis, avoir le brin nerveux et une couleur franche. Je dois ajouter que la graiue qui a été introduite dans l’île était de mauvaise nature ou a beaucoup dégénéré ; je me suis imposé encore un grand sacrifice pour la renouveler en donnant gratuitement celle que j’ai fait venir de bonne source. Jusqu’à présent les meilleurs cocons que j’ai reçus provenaient de la Balagne.
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L'industrie séricicole doit faire maintenant de trèsrapides progrès en Corse, car elle y est aujourd’hui naturalisée; le développement qu’elle vient d’y prendre tout à coup promet un magnifique avenir. Mais en meme temps que la production augmente il faut aussi qu’elle s’améliore ; il faut que les éducateurs s’appliquent à donner tous les soins minutieux qui peuvent augmenter la quantité et surtout la qualité de la récolte , et alors on pourra faire en Corse la plus belle soie du monde.
3° De la kilatvrk.
La filature de la soie grége consiste dans la fabrication d’un premier fil de soie encore impropre aux usages industriels tant qu’il n’est pas soumis à d’autres préparations; c’est le dévidage pur et simple des cocons réunis en un nombre qui varie de trois à douze. Ce travail rentre dans la catégorie des industries ordinaires; la culture du mûrier et l’éducation des vers à soie font partie de l’exploitation agricole , tandis que la filature est une spéculation vraiment industrielle, qui nécessite des connaissances particulières de manufacture et de commerce, et qui est soumise à toutes leurs chances. Je ne fais celle observation que pour bien séparer ces travaux , et pour démontrer combien les petits éducateurs qui veulent filer leurs produits sont téméraires en essayant d’être à la fois agriculteurs et fabricants, cl je prouverai plus tard qu’ils travaillent en petit dans des conditions tellement désavantageuses , que la dernière opération leur enlève le bénéfice des deux autres.
L’influence des établissements de filature est tellement grande sur la production de la soie qu’ils en