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CHAPITRE QUATORZIÈME

à laquelle la Corse est appelée. C’est pourquoi il serait de bonne politique de donner à cet établissement la plus grande extension possible.

Le conseil général du département de la Corse (séance du 29 août 1856) a, comme nous, apprécié et mesuré toute la portée de cet établissement, et à cet effet il a émis le vœu suivant :

« Le conseil général recommande au bienveillant » intérêt de S. Exc. M. le ministre de la guerre l’éta- » blissement thermal de Saint-Antoine de Guagno. Les » cures étonnantes qui s’y opèrent chaque année font » sentir la nécessité de donner un plus grand dévelop- » pement à cet établissement.

» La cession gratuite et à perpétuité des trois quarts » des eaux et terrains en dépendant pour le service » des militaires, faite en 1841 par le département, a » eu pour but unique de faciliter l’exécution du projet » de l’administration de la guerre , annoncée dans la » lettre ministérielle du 9 août de la même année , de n former à Saint-Antoine de Guagno un hôpital mili- » taire susceptible de recevoir quatre cents malades. » Le conseil général espère que M. le ministre de la n guerre voudra bien compléter l’œuvre commencée et » donner l’extension projetée à l’établissement susdit. » Ces considérations, fortifiées par les avantages qu’offrent les sources de Guagno, nous font vivement désirer que le département de la guerre s’associe, dans l’intérêt bien entendu de l’armée, aux généreux efforts que tente l’administration civile, sous l’habile et intelligente direction de M. le préfet Montois, pour l’avenir de l’ile de Corse.

Nous aimons à croire que le gouvernement de l’Em-

pereur, soucieux des intérêts du département de la Corse, saisira cette occasion pour donner une preuve de sa sollicitude pour le bien-être des populations de ce pays. Dans celte question il ne s’agit pas de créer, il suffit de maintenir et de développer, à mesure qu’il devient évident que ce développement, ce progrès, donneraient naissance à une prospérité qui profiterait à l’universalité. Avant nous des intendants généraux 1 ont proclamé dans leurs rapports d’inspection administrative que les eaux de Guagno méritaient de fixer d’une manière sérieuse l’attention du gouvernement ; avant nous aussi ces hauts fonctionnaires ont demandé l’agrandissement de cet établissement ; par conséquent ce qu’on sollicite aujourd’hui n’est qu’une répétition d’fin fait déjà accompli, ce qui donne plus d’importance à la proposition de l’administration civile, proposition formulée dans un but d’utilité générale. M. Cloquet, professeur de la faculté de médecine de Paris , a fait la prophétie suivante , après nous avoir dit que les eaux de Guagno étaient peut-être les plus efficaces de France :

u Les bains de Guagno, dit-il, promettent un avenir » brillant à la compagnie qui les exploitera d’une ma- » nière sérieuse. »

M. le baron Dénié, intendant général, membre du comité d’infanterie et de cavalerie, a dit également, dans son rapport d’inspection administrative :

« Je n’hésite pas à affirmer que le jour où l’établis- » sèment civil sera formé sur un plan très-vaste et » bien confortable, que le jour où l’on aura tracé à fort » peu de frais des promenades dans un pays vierge,

' MM. Ii' baron Dénié , Dubois, Blamjuur de Railleul, Genly de Bussy, etc., intendants généraux et membres de divers comités.

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