‹ La Corse et son avenirChapitre 208 sur 256 · CHAPITRE DIX-HLITIKIIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HLITIKIIK

La dépense approximative s’élèverait :

1° Achat de 20,000 hectare» de terres h raison

de 200 francs l'hectare 4, (MM), (KH) fr.

2° Frais d’installation de 1,000 familles. . . . 1,000,000 3“ Frais (Tencoaragement à raison de 500 fr.

par famille 500,000

4” Avance en argen' à faire aux colons , remboursable avec intérêt légal au bout de dix ans (par famille, 500 francs) .... 500,000

Totai 6,000,000 fr.

Nous espérons que le gouvernement prendra en considération le plan que nous lui soumettons. La dépense n’est pas forte, comme on le voit, et d’ailleurs le sacrifice serait suivi d’un prompt et fructueux dédommagement. Déjà des essais ouf été tentés par les établissements pénitenciers de la Cosla , en face d’Ajaccio et de Saint-Antoine , sur le territoire de la même commune. Le succès de ces colonies n’est pas encore assuré, parce que l’emplacement adopté n’est pas précisément celui qui convient, et que la direction des deux établissements a laissé beaucoup à désirer. Néanmoins, on nous assure qu’on va porter à cinq mille le nombre des condamnés , et qu’une impulsion plus énergique va être donnée à ces institutions naissantes.

Nous faisons également des vœux poui> l’adoption de notre projet, et pour la prospérité de celui qui est déjà en cours d’exécution.

Division de ce département en sept arrondissements.

I'our venir en aide à la colonisation et faciliter l’accroissetnenl de la population, plusieurs publicistes ont demandé le rétablissement de la division de la Corse

LA CORSK CT SON AVIiNIR.

en deux départements, celui du Golo et celui du Liamonc. Celte division a existé depuis 1797 jusqu’en 1811 , et elle fut adoptée sur la recommandation de notre compatriote et parent le chanoine Mulledo, député de la Corse. Malgré la déférence que nous devons à sa mémoire , qu’il nous soit permis d’exprimer une opinion contraire à la sienne. L’unité administrative nous parait devoir être respectée ; mais la séparation de la Corse en sept arrondissements , maintes fois réclamée par le conseil général, aurait, suivant nous, de trèsgrands avantages. Nous la croyons même absolument nécessaire.

Les arrondissements existants sont ceux d’Ajaccio, de Bastia, de Corte, de Cal vi cl de Sartène ; ceux dont nous proposons la création seraient ceux de Cervione et de Vico.

Dans l’état actuel les arrondissements ont une telle étendue, que celui que ses affaires appellent de sa commune au chef-lieu est souvent contraint de faire un voyage de plus d’un jour et avec la plus grande difficulté , surtout pendant l’hiver, où les communications sont quelquefois interrompues.

Ainsi ceux qui partent de Ota, limite extrême de l’arrondissement d’Ajaccio, ont à franchir environ 75 à 80 kilomètres par des chemins presque impraticables sur plusieurs points.

L’expédition des affaires en souffre. Non-seulement les particuliers supportent des pertes de temps préjudiciables et des fatigues inutiles, mais encore les tournées périodiques auxquelles sont astreints les administrateurs s’effectuent péniblement.

Vico et Cervione ont été longtemps des chefs-lieux

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