CHAPITRE DIX-\’EIJVIKME
des marines de la côte de l’ouest du cap Corse. Cette anse a besoin d’être curée.
Quant au mouillage pour les gros vaisseaux , il est situé entre la ville et l’anse de Fornali.
Nous verrons plus loin ce que nous proposons d’établir à Saint-Florent. M. tirandeband s’est contenté de proposer une route de ceinture entre la ville et le mouillage de Fornali, où l’on construirait une jetée et une fontaine. Napoléon Ier a été apparemment mal inspiré en projetant de grands travaux maritimes dans ce golfe.
Port de Porto- Vecchio. Le port de Porto-Vecchio est vaste, profond et peut contenir les plus belles flottes.
M. Grandchand , après avoir parlé de la rare fécondité des deux bassins qui aboutissent à ce golfe, a demandé l’établissement à Porto-Vecchio d’un arsenal militaire. Comme port militaire, dit-il, Porto-Vecchio est heureusement situé : en face de l’Italie, il surveillerait le commerce du Levant et lui servirait d’abri ; son marché commercial s’étendrait rapidement sur la côte orientale, depuis Santa-Manza jusqu’au Fiumorbo, puisqu’il est jusqu’à Bastia le seul port existant sur la côte le long de laquelle l’auteur voudrait une voie de transport rapide , qui facilitât la culture et la mise en valeur des produits.
Pendant longtemps ce port a manqué d’un môle d’embarquement. Ce besoin a été heureusement satisfait, et de plus on a construit une roule qui relie ce port à la roule de ceinture.
Le port de Porto*Vecchio s’encombre par les détritus, la passe s’ensable tous les jours de plus en plus,
cl les navires chassent sur leurs ancres. 11 nous parait donc opportun de le draguer.
Port de l’Ile-Rocsse. C’est un groupe d’ilots situés au nord-ouest et à 400 mètres de la petite ville de l’Ile- Rousse, qui forme, avec le rivage qui s’avance vers le nord dans celte partie, le port de l’Ile-Rousse , ouvert à l’est. Les navires y trouvent un très-bon mouillage. Des travaux ont été exécutés pour l’agrandir considérablement et le rendre abordable par des navires d’un fort tonnage. D’après M. Grandchand , il n’y a que le port de l’Ile-Rousse, dont la rade ne reçoit aucune rivière, qui se trouve dans des conditions avantageuses, et présente toujours un mouillage excellent. 11 dit plus, dans toute la Méditerranée, Marseille, le Frioul èt Port-Vendre exceptés , il n’y en a pas qui plus que celui de l’Ile-Rousse réunisse les conditions désirables pour devenir un port commerçant très-fréquenté et un port de relâche très-sûr pour les navires des côtes de France et d’Italie.
Ce jugement est exagéré; nous sommes plutôt porté à nous en rapporter à l’opinion du contre-amiral Hcel , qui a hautement proclamé, comme nous avons dit plus haut , qu’après le port de Toulon celui d’Ajaccio était le plus beau de la Méditerranée.
Port de Calvi. Le cap sur la pointe duquel est bâtie la ville de Calvi s’avance vers le nord-est , et couvre le port, qui offre un abri sûr contre les vents du nordouest au sud-est. Lorsque les vents du nord-ouest , du nord-est, soufflent, les gros bâtiments sont obligés de se tenir un peu au large.
On a gâté le mouillage du port de Calvi en y construisant un quai , qui a produit un ressac violent et