CHAPITRE DEUXIÈME
Telle est l’kistoire de la Corse.
On peut voir qu’elle renferme d’admirables exemples, et qu’elle fournit une ample matière aux méditations des philosophes. Elle est digne également d’inspirer les artistes , et pourtant nous ne connaissons pas, dans l’antiquité ou dans l’époque moderne, de peintre qui ait emprunté ses sujets à celle histoire si féconde.
Nous apprenons avec la plus vive satisfaction qu’un enfant du pays, AI. Jules Pasqualini, a mûri pendant longtemps le projet de représenter, dans une série d’eaux-fortes à la manière de Pinelli et de Fiaxman , les faits les plus éclatants et les figures les plus caractéristiques dont la Corse garde le souvenir. AI. Pasqualini est homme à mener à bien celle entreprise. Après avoir exposé avec succès des œuvres sérieuses et des portraits conçus dans les données des maîtres italiens, il va mettre le sceau à sa réputation en exécutant une Présentation au temple, commandée par la ville de Paris, et acceptée à l’unanimité par la commission instituée à cet effet.
De longues études, commencées à Rome et continuées à Paris avec persévérance , ont initié AI. Pasqualini à toutes les ressources de l’art. Déjà il a terminé plusieurs de ses compositions, et elles se recommandent par la pureté du dessin, par la noblesse des types, par la grandeur de la conception.
Nous invitons AI. Pasqualini à achever son œuvre, qui restera comme un monument élevé à la gloire de la Corse et des grands hommes qu’elle a enfantés. L’administration départementale, le conseil général, tous les citoyens qui aiment leur pays ne sauraient
trop prodiguer d’encouragements à leur digne concitoyen, qui entreprend le premier, sous l’inspiration d’un sentiment patriotique , de populariser par le crayon et le burin les fastes de son île natale.