‹ La Corse et son avenirChapitre 93 sur 256 · DK LA CLLTLRK DE L'OLIVIER. — AMÉLIORATIONS A INTRODUIRE · texte numérisé non relu

DK LA CLLTLRK DE L'OLIVIER. — AMÉLIORATIONS A INTRODUIRE

De la culture de l'olivier.

• La Corte devrait fournir la meilleure huile du monde.

• Rlaxqui. •

Parmi les divers produits donl la culture devrait fixer l’attention des agriculteurs de la Corse, nous plaçons l’olivier en première ligne.

Cet arbre prospère d’une manière exceptionnelle en Corse et acquiert des proportions si remarquables, que les plus beaux que la France possède 1 ne peuvent nullement en supporter la comparaison. Nous avons dit que l’olivier croit naturellement sur presque toute la surface de l’île2. Nous avons ajouté que cette culture est assez répandue de nos jours, principalement dans les provinces de Balagne, de Nebbio, de Bonifacio, et que la production annuelle des huiles est évaluée en moyenne à 150,000 hectolitres, dont une quantité est

1 (Dans le Vor. ) 11 y a en Corse des oliviers qui produisent cent litres d'huile.

2 L'administration entreprit en 1820 de faire le recensement des sauvageons : on en compta plus de 12 millions. Voir l'arrétc de M. de Suleau , en date du 10 octobre 1823, sur le greffage des oliviers.

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exportée à Marseille. Mais à côté de ce tableau fidèle nous n’avous pas omis de dire que les produits de ces arbres sont jusqu’ici mal fabriqués, ce qui fait que les huiles de la Corse sont généralement mauvaises, malgré la grande supériorité des olives. Cet état de choses est, comme on le comprend, déplorable au plus haut point, et nous nous indignons à l’idée que , dans ce siècle de lumières et de progrès, l’industrie n’ait pas encore opéré à cet égard une transformation heureuse et si grandement désirée. « J’ai remarqué , a dit M. Rendu , inspec- » teur d’agriculture, qu’en Corse on ne connaît pas » tous les avantages de l’arboriculture. Non-seulement » on ne plante pas assez , mais les arbres existants ne » sont pas l’objet de soins intelligents. En Balagne » même les oliviers sont extrêmement négligés. »

Puis il ajoute :

«Couvrez les coteaux, les pentes d’arbres, comme » oliviers, amandiers et mûriers : vous retenez la terre, » vous l’améliorez et vous augmentez considérablement « la richesse du pays. »

Certes on peut affirmer hautement qu’il y a intérêt majeur pour toute Pile de Corse à perfectionner cette culture ', car c’est d’elle que dépend en partie la grande prospérité du pays. Déjà cet arbre précieux, quoique négligé, est pour la Corse une source de richesse qui accroît tous les jours le bien-être des populations qui se donnent à ce genre de culture; déjà tout le monde en comprend l’utilité, et nous croyons que les moins soucieux, les plus indifférents, les plus paresseux, secoueront leur torpeur héréditaire, si funeste au sort

1 Dans les années de bonne recolle la Bala<jnc retire de l'exportation de ses huiles plus de 5 millions de francs.

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