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CHAPITRE SEPTIÈME

cl à l’avenir du pays , pour se mettre résolument à l’œuvre dans le but de marcher d’un pas ferme et sur dans le sentier des perfectionnements, c’est-à-dire dans ce sentier qui conduit à la fortune, à l’aisance, et nous ouvre les portes de la félicité , do la civilisation.

Ce succès serait d’autant plus désirable que la Corse est peut-être le département le plus pauvre de France, tandis que la nature l’a doté de tous les éléments propres à assurer sa grandeur agricole, industrielle et commerciale. La négligence n’est plus permise, et quiconque espérerait encore tout de la nature, et rien que de la nature, serait indigne d’être membre de la société et, comme tel, s’attirerait ajuste litre le dédain et le mépris de tous ses concitoyens.

Nous savons qu’il y a des cultures qui exigent de grands capitaux, des connaissances spéciales, et qui faute d’argent sont souvent condamnées à un état déplorable de décadence. Nous savons que dans ces caslà la volonté demeure impuissante, mais nous savons aussi que la culture de l’olivier ne demande que du travail , des soins et de l’attention ; par conséquent nous n’avons pas de motifs d’excuser ceux qui consentiraient à vivre dans l’oisiveté plutôt que d’embrasser une vie laborieuse, celte vie honnête qui fait de l’homme un bon citoyen, un digne père de famille, un vertueux patriote.

Dans l’aperçu statistique que nous avons donné au chapitre IV, titre II , nous avons vu qu’il y a à peu près 4,445 hectares de terrain cultivé en oliviers. Or, puisque celte quantité produit annuellement en moyenne 150,000 hectolitres d’huile, on conviendra avec nous que l’olivier suffirait à lui seul pour décupler, dans

LA CORSE ET SON AVENIR, l’espace d’une vingtaine d’années, la richesse lerritorialc de l’ile, si on faisait de nombreuses plantations, si on greffait les innombrables sauvageons qui couvrent la surface du pays , si les producteurs donnaient tous leurs soins à la fabrication de l’huile. « L’huile, dit » M. Blauqui, y est d’une excellente qualité : elle est » demeurée jusqu’à ce jour la propriété exclusive d’une » seule province du pays, nommée la Balagne et située » au nord-ouest de la Corse. On en exporte annuelle- » ment pour plus de 2 millions de francs, malgré l’im- » perfection évidente des procédés, et on en consomme « dans le pays pour 1 million environ. C’est un revenu » énorme et qui pourra être décuplé un jour, quand on » aura substitué aux arbustes stériles des makis les » jeunes plants d’oliviers auxquels le climat est si pro- » pice. » Nous souhaitons donc que l’olivier, dont les anciens avaient fait le symbole de la paix, soit pour la Corse l’emblème du bien-être, qui au reste, comme tout le prouve, est la meilleure garantie de tranquillité et de concorde.

Des améliorations à introduire.

Les sauvageons sont nombreux en Corse, avons-nous dit; pourquoi ne les greffe-t-on pas? Cette opération est pourtant facile. Qui ne comprend pas, que soignés et taillés comme ils doivent l’être, cultivés au pied, enrichis d’engrais, ils produiraient d’une manière avantageuse? et cependant on les voit remplis de bois inutile ou mort. Absorbés par des plantes parasites qui ont grimpe sur leurs rameaux , le tronc et les braucbcs

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