JEAN VIREY
qu’il n’était plus question de corvées dans le comté du Mâconnais.Et lorsque, pour quelques années encore avant sâ suppression définitive, la corvée fut rétablie, les États, soucieux d’en atténuer le poids, décidèrent de la contenir entre des limites acceptables.
A ce point de vue, vous avez donc bien mis eifl^mière le rôle si utile joué jusqu’à la Révolution par nos États particuliers ; vous avez rendu justice au prélat éclairé qui les présidait. Ne pouvonsnous pas conclure, en nous associant à l’opinion de M. Demaizière, que tant que dura l’Ancien Régime, les États défendirent les intérêts de leur petite patrie et conservèrent aux populations l’avantage si rare alors d’être soumises à une répartition plus équitable dans les impôts et autres charges publiques; après leur J disparition, ils rendirent encore à Mâcon le service posthume de J le faire désigner comme chef-lieu du département. On fit valoir x en effet que l’arrondissement de Mâcon était le seul ayant eu jusqu’à la Révolution, malgré les tentatives des États de Bourgogne pour y mettre fin, le privilège d’États particuliers.
Jean VIREY,
Président.
If PLAIDOIRIES