‹ La côte, recueil de chants celtiques anciens inédits;Chapitre 2 sur 4 · A MES BONS AMIS LES BELGES · texte numérisé non relu

A MES BONS AMIS LES BELGES

La Fille du Roi

Rossignolet disait â rhirondelle

La fille du roi est â Nantes en prison (bis) .

Qui la sauvera de cette citadelk

Aura Bretagne avec tous les Bretons (bis) .

Marin du roi entendit la nouvelle,

Qui revenait de la guerre en Piémont (bis) .

Bel oiselet fais-moi la courte échelle,

Le lys Gaulois vais rendre â son blason (bis),

Le roi disait : <( Prends ma fille Isabelle, Cent mille écus et le pays breton {bis) .

— En ma Gascogne m'attend une autre belle A son amour ne ferait trahison (bis) .

— Qu'auras-tu donc? dit la reine Isabelle

— Le ruban d'or qui tient vos cheveux blonds (bis) ,

La Fille du Roi

Eu rossignolet larit de n'irondelle . Mierh huiang eu ruy zi banhnet y prison (bis)

Pih galant aille dihi clarh mer citadelle Deho eur bretonnet ze tud calon (bis)

Martclet eu ruy dez dehued eu nouvelle Y tenet a gueur bresil y Piemont (bis)

Me brah a ihn puch tult on tihochelle Eur lys gaulois han de reing di blason (bis)

Eu ruy larit, poh me merh Isabelle

Gue quent mille scouits, a guer broh breton (bis)

Més me gascogne be mé y hon évelle

Y me gortoz surement huit quet coutant (bis)

Petra p)oh hui ! lar mam Isabelle

Reith eu seil eur, quein me drareun goulnan.(bis)

Les Deux Soeurs

Dame Marie de Pitié

/'ai quatre enfants

Et je n'ai rien â leur donner

La pauvre f emme disait « En arrivant chez sa soeur la riche Au nom de Dieu ! un peu de nourriture Voilâ trois jours que je n'ai rien maiu^é

« S'il y a du bien dans ma maison Cest par le travail qu'il est venu!

Retourne chez toi, paresseuse!

La pauvre femme pleurait dru.

Et s'arrachait les cheveux de la tête

« J'ai quatre enfants

Et je n'ai rien â ieur donner! »

Les Deux Soeurs

Itran Marie mez poèn

Mez piard a buguelli

Déhé ! mecheut nitra de reinh.

Eu peurket vouès larit

I harih y tilh y houer

Dri Dué, dégaseut tam bouit

Behez tri Di mecheut debeut

Mardez treuh men tilh Dri eur iabour me gouniheut Ouman quet ou quelet ! querreut !

Eu peurket vouès larit 1 tenin y bleh a y ben Mez piard a buguelli Dehe mécheut nitra de reinh

Comme elle allait par la route Elle rencontra le diable

— Que t'est-il arrivé?

Te voilâ bien contristée.

Dame Marie de Pitié

J'ai quatre enfants â élever

Et je n'ai rien â leur donner.

— Si tu as quatr€ enfants

Vas â la maison et tue Tun d'eux Et fais-Ie bouillir dans le pot Pour donner aux autres â manger.

La pauvre femme disait Ln arrivant auprès de ses enfants (( Mes enfants ne pleurez pas Car vous ne mourrez pas tous! »

Pedy y hen dri eu nint Eun guiol edez Kahuet A ben pedez y guelet 1 lar petra pez y houilen.

Mez piard a buguelli de sehuel Mecheut nitra de reinh dehé !

Pecheut me lahein hinan a néhé

Eu reral guetan hui sahue Eu peurket vouès larit I harih coch té eu bouguelli Picheut deber de bouilin

Marhué equeut rah beurmin.

Hinon a nehorh en de lahin A de lakat de berhuin Hué Kahouit bouit de hebin

La pauvre femme disait

En saisissant un de ses enfant^

<( Vierge Marie! aidez-moi

Je vais commetre un grand péché!»

La vierge entre dans la maison

<l Arrête ! arrête ! misérable !

Tu ne songes pas â ce que tu fais

Laisse ton enfant vivre

Tu auras de la nourriture â lui donner. >

Et trois mois n'étaient pas écoulés

Que la femme riche était â demander son pain

Et que la femme pauvre était devenu ñche.

Eu peurket vouès larit 1 quemer hlnon a gue buguelli Itran marie secoureut mi Faut y lahein a me buhi

Eu itran y til ze det Arrech ! arrech ! teut !

I lahein y tout quet Bouit aben hui a de gahuel Tri mis houiquet passent

Queur vouès pihuic houi peurh

Eu itran dehouit y punissent

Eu hani peurh houi recompensseut.

Mariannik en Enfer

(( Je ne vous souhaite pas d'aller en enfer Mariannik Mais si vous y alliez votre figure soulagerait les damnés comme un verre de lait soulage quand on a soif.

— Vous commettez un péché en parlant ainsi,

Fran^ois Car le bon Dieu seul sauve les damnés en leur apparaissant. (1)

(i)Les Bretons du Finistère ont ramour du trait, du poème court a forme épigrammatique. Par ce côté, la üttérature orale du Finistère se rapproche de la littérature orientale et des pièces du folklore espagnol. J'ai entendu dans mon enfance, â Quimper, de véritables séguedilles; celle-ci par exemple:

Mariannik en Enfer

Mariannik souhaitan quet hor monet Y hihuern mai mar dehor oun di benech Ou face soulagehai eun tud damnet Tal ou tassad laih dichton eur sihiet -- Y Konse a lesen hui ra ou pihiet Frangois, car eu autrou Dui y hinon Hiessa deur mihriet, peuda dou gueulet

« Aux grilles de mon cachot, ne viens pas pleurer! Si tu ne m'enlèves pas de péchés, ne viens pas m'en donner! »

On retrome une phrase â peu près identique en Catalogne.

Dans un autre sens, on retrouve TOrient breton dans un conte que je donne p!us loin:

Les deux vaches. Cest une histoire que racontait ma vieille bonne; elle la chantait d'atiord en vers bretons, puis Ja traduisait pour mes frères et pour moi. II est fâcheux que le texte breton ne me soit pas demeuré. J'ai reconstitué le conte en frangais et je le donne comme curiosité a cause de sa ressemblance avec un célèbre conte japonais. Le cerveau de Thomme est pauvre, et des imaginations identiques se lèvent â chaque point du globe. Avec un peu plus de science, j'aurai trouvé des rapprochements plus intéressants entre TEstrême Orient et rExtrême Occident.

Le Vieux et FAmour

Le vieil avare disait : « L'amour n'est pas cher, donnez m'en pour deux liards ».

Ni pour deux liards, ni pour un écu. Vous n'en aurez pas que vous ne donniez davantage.

Le vieil avare disait : « L'amour n'est pas cher donnez m'en pour un écu ! »

Donnez-moi trois écus et je vous donnerai de ramour.

Le vieil avare disait: « Tenez! voilâ trois écus, c'est mon âme que vous prenez. »

Donnez d'abord vos trois écus et pour ce qui est de Tamour vous reviendrez quand vos cheveux et vos dents auront poussé. (1)

(i)Cette pièce est fort belle: on ne peut s'empêc'ner de songer, en la lisant, aux Raggionamenti de l'Arétin que M. Guiliaume Apollinaire a fait connaitre au public francais. On y

Le Vieux et rAmour

Heun avar gorh larit: Eur lise degueut Ker

Digaset huet deuh liards

Na huet deuh liards, na huet hour scouit

Poquet na huirait mihorh

Heun avar gorh larit: Eur lise dequeut Ker

Digaset huet hour scouit.

Digaset Tri scouits, mereil lese torch.

Heur avar gorh larit

Té tri scouits, me hineuh ranh dorh

Digaset ta ou tri scouits, a huet pnse

Eur lese, hui deil diglah pedo

Pousset ou blieh a ou telnk.

trouve ce qui constitue les cHefs-d'oeuvre. large humanité, pensée forte, psychologie fine, rapidité dans la manière et cette alliance de Tesprit comique et de Thorrible, qui ne se rencontre ^e dans les meilleures pièces du olklore oriental.

Le Seigneur Comte

Ma mère, ma belle-mère Qu'av€z-vous â pleurer?

— Je pleure sur ma lingère Qu*est morte et enterrée.

— Si la lingère est morte II faut la remplacer Par une fille accorte Qui saura repasser !

— Mais dites-moi, ma mère Pourguoi Ton sonne ainsi

— On mène au cimetière Un défunt auiourd'hui.

Le Seigneur Comte

Me mam me perket mam Petra pez hui y huilen Me houil me lingerez Ze marhue a entièrent.

Mar de marhue ou lingerez I faut y remplacein.

Guour vierh a gue huo krih.

Gue houillay repassein

Me laretein me mam Gorh bereck y sonh 1 hui y case de huinet Oun dein zc marh ihih.

Ma mère, ma belle-mère Mes couches sont finl Je veux aller â vêpres Avec mon cher mari.

Ma mère, ma belle-mère Un drap noir on a mis Sur le banc des prières Où donc est mon mari!

— Gardez votre courage Ma bru, mon enfant , Tous les gens du village Sont en deuil â présent.

— Ma mère, ma belle-mère Prenez soin du petit J'irai au cimetière Rejoindre mon mari.

Me mam me perket mam Me lehien ze hachih Fautan monet de gos pereuh Gue me perket dein

Me mam me perket mam Ou dehien duh ze laket Ar baine eur pater Imene ma me dein

II ne faut queut bout poen, Me mierh me perket mierh Rah eun dut a gueur guerh Dey laket dehiet du ihih.

Me mam me perket mam Kemeret soen a gueur poulok 1 han deur huinet De helill me dein

Le Pêcheur et sa Femme

Est-ce ici un lieu où Ton donne â manger aux mendiants ?

— Non, par Dieu, répond la f emme du pêcheur.

— Mais que fait le maïtre du logis?

— II est absent.

— Dis-lui donc quand il reviendra que le bon Dieu après lui avoir demandé des nouvelles de sa famille lui recommande de changer le seuil de sa maison et d'en prendre une autre. Celle-ci est maudite pour toujours.

— Est-il survenu quelque chose après mon départ? demande le pêcheur â sa femme.

— Oui, répond la femme du pêcheur; un homme est venu qui a dit que ta maison est maudite.

— Vous avez eu tort de he pas donner â manger aux mendiants; je changerai de maison; mais je ne vous emmènerai pas avec moi car nous n'avez pas le cceur bon et il n'y a rien de bon en vous.

Le Pccheur et sa Femme

Mer lerh manh hi hui ret de hihben

Deun tud peurh ?

Pas ! dri Dui, lar vouès eur pisketour

Mais petra rha eur maichtre a gueun tih.

Houat hi hen.

Laret dehan pedeil deur guer, hen autrou Dué

Pedez goulneud alerh eun tud a gun tilh

Dez la reud change eur menh a gueu norh

Ouanen ze danhet huet berpeut.

Beudez peut hou dra beneck alerh tu huet

Me hen, lar eu pisketour di vouès.

Oun deinh ze peut a dez danhet eun tilh.

Pereck pechet diliheut reinh de hani peurh

Me changeit a tilh, dehay quet gueu neinh

Na nitra pechet kalon beut

Na pechet nitra mad e ne horh.

Jean ne e Lorit

Ce que j'écns c'est au sujet de cette pauvre Jeanne Le Lorit qui s'est laissé allé avec un jeune homme. Cétait dans un pré dans les environs d'ici, un pré où le foin est bon â couper. II y a lâ pas mal de pommiers très vieux couverts de fleurs et de mousse. Jeanne Le Lorit n'a écouté que la chaleur de la nature.

Maintenant Jeanne Le Lorit a tout lieu de se repentir. Un enfant elle a eu, son enfant elle a tué. Maintenant Jeanne Le Lorit est en prison â se ronger les ongles.

Le geôlier de la prison est entré dans sa cellule. Le geôlier de la prison lui a dit : (( Jeanne Lelorit! Jeanne Lelorit voulez-vous m'entendre! Jeanne Lelorit! Jeanne Lelorit voudra-t-elle m'accepter? )) —

Je veux bien vous entendre, je veux bien vous entcndre, mais il faut m'obéir, beau geôlier, il faut

Jeanne le Lorit

Piet eu scrihuant ze huet eur peurk Jeanne Le Lorit

Gue dez y lesket monet gour poth huiank.

Me our prat pacheut pel a lemann,

Our prat ou or fouen eur ze mad de drehein

Ou behez haveleuh a gue ze lahn a haveleuh

Jeanne Le Lorit dez chelehuet eu n'amzer.

Beurmann Jeanne Le Lorit deket coutent.

Our mab en dez peut, a gue dez laheut

Me hi prison ma houet

Eu hani y gouernze houet di guelet.

A dez laret dl hi.

Jeanne Le Lorit : chelehuet mi ou tamik

Me gar asseuz hou clehuet, maid faut gober

Tal ygarein, dou troh

Eu halui a guen dorh braz faut reinh dein

Huit y digor a monet me hein

m'obéir â mon tour. Les clefs de la grand'porte, geôlier vous allez me les donner; et j'ouvrirai la porte, geôlier.

Miséricorde, Jésus, s'écria le geôlier, Dieu de Miséricorde, la belle s'est envolée, ayez pitié de moi ; on va m'enlever ma place, mon Dieu ! ayez pitié.

Trois pas elle avait fait, trois pas dans la campagne ; la belle est arrêtée, arrêtée dans la campagne ; la belle est arrêtée par des brigands armés :

« Quelle rangon faut-il donner, messieurs les brigands en arme, quelle rangon faut-il donner, messieurs les brigands armés! »

Jeanne Lelorit, c'est décidé, pour les brigands fera la cuisine pour les voyages; Jeanne Lelorit les suivra aussi dans leur lit. Ta ra ta ta, ta ra ta ta, voilâ les gendarmes qui arrivent, ta ra ta ta, ta ra ta ta voila les gendarmes arrivés.

Ma Dué Jesus, lar eu hani gouern Ze huet y eln, a me lerh on de gol

Ma Dué, miséricorde !

Ar ampagne Jeanne ze houet Me deket beut gouet bel Cue lerron y ma peut arrech teut.

Autrou, lerron petra faut reinh dor Huet me leuskeul monet me hein.

Jeanne gue té ze chemeut En guesine hué té y ra, A mer gueulet gue te kouska En gendarmet a nehé ze harih, Aoutrou en brigadier lesket mi monet me hein, A dorh mihia di bouchein.

« Oh lâ, monsieur le brigadier, laissez-moi sorlir sans chaines. Oh! lâ, Monsieur le brigadier, laissezmoi en liberté. Jeanne Le Lorit s'en est allé jusqu'â la ville voisine. Jeanne Le Lorit s'en est allé ': une place de bonne elle a trouvé.

(( Bons bourgeois qui m'écoutez, faites attention. â qui chez vous vous prenez, bon bourgeois qu{ m'écoutez, un crime est vite consommé.

Jeanne ze houet y hein behic en vroh

A coch'ti, a our lerh talh matierh des kahuet.

Autrouhet gue ze y me chelehuet

Gouet attention a gue vierh Seun

Ou deinh fonab ze lahet.

La Noce

Quoi, ma mère! c'est aujourd'hui le jour de mes noces! et il n'y a pas un morceau de viande sur la table.

— Alors mon fils donc! vous vous marierez avec une gourgandine et je me mettrais en peine pour vous faire un repas de nooes.

— Si vous ne faites rien pour celle que j'ai choisie, faites quelque chose pour les invités : allez prendre un peu de vin d'Espagne d.ans votre hangar et une ou deux poules dans la cour.

— De la chair de volaille pour votre gourgandine, je n'en ferai rien! mais des abattis de poux, de la chair de puce avec une goutte d'urine de cochon.

La Noce

Me mam ! hihi eu me vanehues !

A decheut tam quik eubeut ahn dol.

Ah ! me mab ! hui ya de dimihien guer voues

A gueu garant quet guel huet eur guiol.

Mar requet nitra huet nani mez quemeret

Couet huet ry ze det doun guelet

Keret de glarh ou nebet boutuillaheuh guin

Dih pi ter hiards a hour tam kiq behuin

Rein quet nitra huet eu nani pez quemeret

Quein me leuh. kiq huen a pisseguel pemorh.

men ou laquéheut thui de gousquet ?

Tud eu vanehues deinquet talequin eu norh.

Men tilh : ou vouès ournenquet y quelet

Deun tevarn hui hilil maqueret.

— Où les mettrez-vous a coucher quand ils vont venir â la noce.

— Ils ne coucheront pas dans un lit mais dans le hangar; quant â la gourgandine elle n'entrera pas dans cette maison : allez â Tauberge avec elle!

Chanson du Tailleur

Allons! voilâ que raubépin est en fleurs! les iour& allongent : on va boire le cidre de cet automne en écoutant chanter le coucou.

La terre est habillée comme pour un jour de pardon, les pommiers sont en fleurs et nous disent de nous aimer. Venez donc avec moi, Marie-Annaïk.

Livrez-vous â la joie comme la nature, car déjâ la. figure du temps se montre parée d'un éclat nouveau. Nous boirons du cidre ensemble : je m'engage â avoir avant le coucher du soleil la langue lourde.

Mais vous n'écoutez pas la voix de la nature serait-ce que votre coeur n*a pas encore parlé. Non c'est votre voisin que vous aimez. Moi je ne suis qu'un pauvre lailleur et vous pensez â Targent même le premier jour du printemps.

Chanson du Tailleur

Allons I te pousset eur bokehen eu dlh ze hiret

Ni hia de hivet chichte y chelehuet kanhen eu coucou

Eun douar ze gueusket tal huet eu pardon

Eu aveleuh ze boqueheut a lar dhom de nous garein

Det gue nein, Marie Annaïk !

Houari heut tal en n'hamzir

Car face eun dih ze brahe,

Ni hiveil chichte a heun droh

Me gousteli hirock huo cousket

Eu gniol hi huen mieh.

Mais chelehuet quet eu nhamzir

Marsen ou kalon n'echet houa conzet.

Pas ! hui gah guel ou voisine.

Dahn quet mez ou malheureus kemener

A hui gah guel eu arguent.

Mieum eu hieutan deh a gueu nhan.

Le Bateau chargé de Blé (1)

A Lorient il est arrivé bis

Gai gai gai fariradondé

Un grand navire chargé de blé

Gai gai gai fariradondé

Faridondon, faridondaine, fariradondé.

Un grand navire chargé de blé, etc...

Trois dames s^en vont les marchander, etc.

Beau marin combien la pesée? etc...

Entrez mesdames, vous en aurez, etc...

La plus jeune, plus légère du pied, etc...

(I) Mon père tenait cette chanson d'un brave homme qui lui apprenait â monter â cheval quand il avait treize ans. Cétait un paysan qui appartenait â la famille de Saint- Georges, â Quimper, et qui la servait comme

Le Bateau chargé de Blé

Y Lorient y hez harihuet etc...

Our bateau braz a lanh a bletetc...

Tri damesiles hiadouh guelet etc...

Martelots peguemen gueret etc...

Entrezar pont nani karet etc...

Nani huinkan distan a druet etc- Ar bateau aben dez sahiet etc...

Eur martelot coutant y houé etc.

Arrech ! te treheuseuz pez gruet etc...

Cheleuhet me mam ourna ket etc...

A me bougali y chuerget etc...

Me garh kenen pez marhuillet etc...

Jamez bougali ne huez pet etc...

Marseun y poh mar pluch a Dué !

Dessus la 'barque elle a sauté, etc, Marin se mit â déborder, etc...

Arrête! arrête! beau marinier, etc...

J'entends ma mère m'appeler, etc...

Et mes enfants tous â pleurer, etc...

Holâ! la belle! vous en mentez, etc...

Jamciis enfants n'avez porté, etc...

S'il plait â Dieu vous en aurez, etc...

cocher. Mon père ne croyait pas la ohanson d'origine bretonne parce qu'il ne ravait entendue qu'en fran^ais: j'ai eu la chance de l'entendre en breton. D'ai]leurs, j'aurais dù la donner â titre de curiosité pour la comparer avec une pièce du recueil de Luzel, qui est assez connue.

Le Bateau chargé de Blé

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