II
242 LA COUCAUATCHA.
Toi , vise au lalet de pied ; après, l'affaire sera facile... Attenlioii !... feul... i
Et il exécuta lui-même son commandement ; mais l'amorce seule s'enflamma et son tromblon ne partit point. Bertrand essuya la sueur glacée qui découlait de son front et lâcha aussi son coup en détournant la tête. La balle de fer siffla avec violence , et un sourd «jémissement vint retentir à leur oreille. Maurice s'élança sur la route et Bertrand le suivit machinalement ; mais le coche du prieur était déjà bien loin, et le coup de feu, en effrayant les mules , n'avait fait que presser leur allure.
» Malédiction I — s'écria Maurice , — nous les avons manques!... Qui donc as-tu frappé?... J'avais cru entendre... »
Au même instant il aperçut, à quelques pas de lui, un vieillard étendu sur la terre et baigné dans son sang.^
Il Tiens, — continua-t-il froidement, — voilà ton gibier... Tu as fait là une belle expédition!... »
Mais Bertrand ne l'entendait plus, d'un coup d'oeil il avait reconnu le vieillard ; il se précipita sur ce
cadavre inanimé, en ])oussant des cris d'horreur
Le malheureux avait tué son père!
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