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PROCÉDÉS DE DESTRUCTION EXPERIMENTALE 7'J

morragies qui cèdent, il est vrai, facilement aux tamponnements, mais qui gênent néanmoins quelque peu l'introduction des aiguilles ; il faut alors pénétrer lentement, en tamponnant au fur et à mesure de la pénétration de l'instrument. On enfonce ainsi les aiguilles jusqu'à une profondeur déterminée et fixée d'avance, par un petit index tracé à l'encre sur les manchons de verre de ces aiguilles ; soit de 24 à 25 millimètres chez le chien, 22 millimètres chez le chat et le singe.

3® Temps : Electrolyse. — On ferme alors le courant lentement,en augmentant d'un élément à la fois, car il arrive souvent dans ce temps de l'opération, comme dans l'ouverture du reste, que les animaux fassent des soubresauts, qui peuvent occasionner le déplacement des aiguilles, que l'on a soin cependant de maintenir fortement d'une main. Une fois l'aiguille du galvanomètre arrivée à 8, 10, 12 milli-ampères, suivant les cas, on laisse passer le courant pendant 8 à 10 minutes au maximum. Un temps plus long nous a donné de trop grosses destructions, dépassant les limites de la couche optique, et entraînant des hémorragies qui ont déterminé parfois la mort des animaux.

Nous faisons remarquer en outre, qu'au début de la destruction électrolytique, la résistance des tissus à détruire nécessite un courant un peu fort, mais au bout de quelques secondes, l'aiguille du galvanomètre monte de plusieurs milli-ampères, il faut alors diminuer le nombre des éléments. Il est du reste tout à fait important de surveiller attentivement et pendant toute l'opération, le galvanomètre, pour maintenir l'intensité du courant à un taux constant.

Sellier et Verger notent dans leurs expériences, que le courant baisse au cours de l'intervention au fur et à mesure que se produit la destruction des tissus. Dans nos expériences personnelles au contraire, nous avons toujours vu l'intensité du courant augmenter pendant les premières secondes, puis une fois ramenée à 10 pu 12 milli-ampères, y rester stationnaire. Quelquefois, à la fin de l'opération, il nous fut nécessaire d'ajouter un ou deux éléments.

Le temps de l'électrolyse écoulé, on interrompt progressivement le courant afin d'éviter, comme à la fermeture, les soubre-

sauts de ranimai. Avant de retirer les aiguilles, nous estimons qu'il est bon de renverser le courant, et de faire passer pendant quelques secondes 8 à 10 milli-ampères ; ceci dans le but de prévenir les hémorragies secondaires, manœuvre qui nous a toujours donné de bons résultats.

¥ Temps : Suture et pansement. — On retire doucement les aiguilles, on tamponne et on comprime légèrement s'il y a lieu, pour arrêter les hémorragies dure-mériennes, puis on suture les plans musculo-cutanés au moyen de crins de Florence, et on applique sur la plaie de la A^aseline iodoformée ou dermatolée au 20®. Le pansement de tête, mal supporté parles animaux, nous a paru inutile, si ce n'est pendant les 24 premières heures qui suivent l'opération, où il a pour but d'agir par compression.

Dans la plupart des cas, nous obtenons des réunions par première intention ; quelquefois, un ou deux points de la suture cèdent, et il se forme quelques gouttelettes de séro-pus, mais jamais nous n'avons eu d'infection méningée ou cérébrale. Ajoutons enfin que dans toutes nos opérations, nous ne nous sommes jamais servi de liquide antiseptique, mais uniquement d'eau bouillie. Le champ opératoire, avant et après l'intervention, était soigneusement nettoyé à l'eau bouillie et à l'alcool.

Le procédé de destruction expérimentale que nous venons de décrire, présente de sérieux avantages sur ceux qu'ont employés les diiîérents auteurs dont nous avons parlé.

L'électrolyse est en effet, un excellent moyen d'obtenir des destructions locahsées des tissus ; aussi fut-elle employée dans l'étude physiologique des centres nerveux, soit sous forme d'électrolyse monopolaire, soit sous forme d'électrolyse bipolaire.

Electrolyse inonoipolaire. — Golsinger (1) le premier, eut l'idée d'employer cette méthode pour produire les destructions des parties profondes de l'encéphale. Il se sert d'une aiguille fine, isolée sur tout son trajet, et libre à son extrémité inférieure. L'aiguille est réunie à l'un des pôles de la pile, négatif par exemple.

(1) Golsinger, Conf. des méd. de la clinique des malad. nerv. et ment, de St- Pétersbourg ., l89b.

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