‹ La couche optique (étude anatomique, physiologiqueChapitre 31 sur 43 · CD Q · texte numérisé non relu

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FiG. 90. — Cas Thalman.

Coupe n" 254, passant par la région prolubérantielle moyenne (1).

(Coloration Weigert-Pal.)

Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — NVm, NVs, noyaux moteur et sensitif du trijumeau. — Os, olive supérieure. — Rm, ruban de Reil médian. — VP, voie pyramidale. — VII (g), genou du facial. — VII, racine du facial.

Dégénération de la voie pédonculaire à droite. Les faisceaux de la calotte et en particulier, le rui)an de Reil médian sont parfaitement normaux des deux eûtes.

(1) Cette coupe et la suivante ont été dessinées retournées par erreur.

FiG. 91.

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Cas Thalman.

Coupe du bulbe n° 330, passant par la région olivâtre moyenne. (Coloration Weigert-Pal . )

Cio, couche interolivaire. — Cj, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restiforme. — fcb, fibres arciformes cérébello-olivaires. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fs, faisceau solitaire. — Narc, noyau arqué. — NXII, noyau de l'hypoglosse. — Py, pyramide. — Str.ac, stries acoustiques. — Vsd, racine descendante du trijumeau. — X, pneumogastrique. — XII, hypoglosse.

On suit ici la dégénération de la voie pyramidale droite et comme au niveau de la protubérance, il n'existe pas de différence d'un côté h l'autre, dans la région inférieure de la formation réticulée blanche (cio), occupée par les fibres du ruban de Reil.

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Fio. 92. — Cas Thalman.

Coupe du bulbe n" 410, passant par la décussaiion pyramidale .

(Coloration Weigert-Pal.)

NG, noyau de Goll. — Pyd, faisceau pyramidal direct. — Pyc, faisceau pyramidal croisé. — Sbr, substance blanche réticulée. — xPy, décussation pyTamidale.

On y voit la dégénération du faisceau pyramidal direct à droite et du pyramidal croisé à gauche.

Résnuié et coiicliisionis du cas Tlialiuan.

Ce troisième cas, tout à fait comparable aux deux précédents, tant au point de vue clinique qu'anatomique, en diffère cependant par le fait qu'ici la lésion thalamique est beaucoup moins vaste et que les signes cliniques sont moins prononcés.

En résumé, nous relevons dans ce cas :

a) Au point de vue clinique — 1 " Le peu d'intensité de l'hémiplégie.

2'^ Des troubles marqués de la sensibilité profonde, caractérisés par la perte de la notion de position des membres. La sensibilité superficielle était à peine touchée puisqu'il n'y avait pas d'anesthésie, mais simplement de l'élargissement des cercles de Weber au niveau des membres.

3" De l'astéréognosie à gauche.

4° De l'hémiataxie du côté gauche.

3" Des douleurs légères de ce côté, pendant les premiers jours seulement.

b) Au point de vue anatomique. — L'étude de la série des coupes montre qu'il s'agit d'une lésion beaucoup moins étendue que celles que nous avons décrites dans les deux cas précédents, mais qui intéresse exactementles mêmes régions.

Lésion PRIMITIVE. — Elle siège dans la partie postérieure de la couche optique, dont elle détruit principalement \?i partie postél'ieure du noyau externe. En dedans, le foyer intéresse légèrement le noyau interne {cou\)e 85, fig. 88) ; et plus bas, la partie supérieure du noyau médian^ au niveau duquel il s'épuise. — En dehors, il sectionne le segment postérieur de la capsule interne ainsi qu'une toute petite portion de la partie postérieure du noyau lenticulaire.La lésion capsulaire n'est visible que sur les coupes supérieures (coupe 46) et n'existe plus dans la région thalamique moyenne, dans laquelle le foyer primitif se cantonne dans la couche optique (coupe 85). Le pulvinar est partout respecté par la lésion.

Sur les coupes supérieures ou inférieures aux deux coupes 46 et 83 que nous avons décrites, la lésion s'épuise rapidement ; elle ne dépasse ni en haut, ni en bas la couche optique (coupe 175).

Dégénérations secondaires. — a) Au niveau du foyer primitif (région thalamique) .

On note comme dégénérations immédiates à la lésion, celles :

1° Des fibres radiai res des noyaux externe, interne et médian du thalamus ; les fibres du pulvinar sont normales.

2° Des lames médullaires interne et externe de la couche optique.

3° Des fibres transversales (strio-thalamiques et thalamostriées) et verticales de la capsule interne.

Les fibres des couches sagittales sont normales.

b) Au-dessous du foyer (région sous-thalamique). — Il n'existe ici qu'une dégénérescence des fibres de la partie postérieure de la capsule interne que l'on voit gagner le pied du pédoncule. Les fibres du ruban de Reil médian et celles des différents faisceaux de la région sous-thalamique sont normales.

c) Dans le tronc encéphalique. — Dans le pied du pédoncule, la protubérance, le bulbe et la moelle, se poursuit la dégénération de la voie pyramidale.

Les faisceaux de la calotte pédonculaire et protubérantielle et en particulier le ruban de Reil médian, sont tout à fait normaux.

Ce cas montre :

1° Qu'à une lésion de la couche optique, de plus petite étendue mais occupant la même situation que celles des deux cas précédents, répond un tableau clinique analogue, mais dans lequel les symptômes se présentent sous une forme atténuée.

2° Que la lésion de la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne n'a pas déterminé de troubles plus prononcés du côté du membre inférieur que du membre supérieur.

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