‹ La couche optique (étude anatomique, physiologiqueChapitre 38 sur 43 · C. — OBSERVATIOIXS I>ES AUTEURS · texte numérisé non relu

C. — OBSERVATIOIXS I>ES AUTEURS

Nous résumons ici les observations que nous avons pu retrouver dans la littérature. Les unes ont été publiées sous le nom de « syndrome thalamique » (obs. VIll et IX), les autres sous des rubriques différentes, mais n'en constituent pas moins, à notre avis, un type plus ou moins parfait de ce syndrome.

Observation VIII. — (Dide et Durochez), suivie d'autopsie (Résumé) (1).

P... Raphaël est interné à l'asile de Rennes pour démence paranoïde. Facultés intellectuelles très légèrement affaiblies surtout pour la mémoire.

Début. — Etourdissements sans ictus le 3 décembre 1903 et installation d'une hémiplégie droite légère sans aphasie.

Motricité. — Hémiplégie droite motrice, abolition des mouvements pour les doigts et la main, les orteils et le pied ; conservation des mouvements spontanés dans les autres segments, mais d'une façon limitée.

Réflexes. — Tendineux, exagérés à droite, normaux à gauche. Cutanés : plantaire, aboli à droite, normal à gauche. Tous les autres réflexes cutanés sont normaux des deux côtés.

Sensibilité. — Anesthésie tactile, douloureuse et thermique du côté droit.

Perte complète du sens musculaire et de la perception stéréognostique de ce côté.

Douleurs avec exacerbations paroxystiques de tout le côté droit.

Organes des sens. — Normaux.

8 mai 1904, nouvel ictus avec perte de connaissance d'une heure, suivi de mouvements choréiques à droite.

Décès le 21 mai 1904.

Autopsie. — Un foyer récent, cause de la mort, existe dans la partie moyenne du noyau caudé et dans le tiers supérieur de la couche optique. Sur la coupe de Flechsig, on voit deux foyers de ramollissement ancien, jaunes, dans la partie postérieure du thalamus et longeant le bras postérieur de la capsule interne .

(1) Cette observation a été présentée à la Société de neurologie (séance du 9 juillet 1904).

Observation IX. — (Bourdon et Dide) (Résumé) (1).

L. . . Auguste -Marie, est hospitalisé à l'asile de Rennes pour hallucinations et idées de persécution.

En novembre 1900. — Premier ictus de peu d'importance, à la suite duquel le malade reste hémiparétique à gauche avec violentes douleurs de ce côté. Signe de l'orteil en flexion.

22 avril 1903. — Nouvel ictus. Aphémie passagère, l'hémiparésie gauche persiste, tous les mouvements sont possibles. Mouvements hémichoréiformes à gauche. Troubles de la sensibilité superficielle et profonde très nets, caractérisés par de la diminution de la sensibilité à la pression en certains points de la main gauche ; par de la diminution notable de la sensibilité thermique, des erreurs de localisation, de la diminution de l'acuité tactile, de la diminution de la perception de distension de la peau. On note enfin de la diminution de la perception des mouvements passifs et de la notion des attitudes. Le sens stéréognostic est aboli.

Observation X. — (Haskoveck, de Prague) (2).

Homme de 43 ans, ingénieur, a été pris un jour en 1900, à la suite d'une vive émotion, de fourmillements et d'une faiblesse du côté gauche. Ne pouvant se tenir debout, il tomba, mais sans perdre connaissance. On observa alors de l'hémiparésie gauche, des troubles du langage sans aphasie sensorielle, de l'amblyopie sans troubles pupillaires, des douleurs et de la paresthésie dans les membres supérieurs gauches La tète était lourde et engourdie, les opérations psychiques lentes, mais on ne constata pas de troubles psychiques fondamentaux, pas de syphilis, pas d'hystérie. Les troubles moteurs et ceux du langage disparurent dans un court délai ; les troubles sensitiis ont persisté jusqu'à présent, mais considérablement diminués. Le malade est au point de vue psychique tout à fait bien portant. Pas de troubles oculaires. Au commencement de la maladie, quelques médecins avaient porté le diagnostic de paralysie générale.

(1) In Année psijcliologique, 1903, p. 53. — Les auteurs rapportent deux observations cliniques d hémiplégie dont ils font remonter la cause à une lésion du ttialamus. Nous ne donnons ici, comme rentrant dans notre sujet, que la seconde observation. Dans la première en effet on note, à côté d'une hémianesthésie, des troubles paralytiques marqués avec signe de Babinski,rabsence d'hémiataxie, de douleurs

tous symptômes qui ne font pas partie du syndrome thalamique pur. Il est possible qu'on ait à faire ici à un syndrome thalamique mixte.

(2) In Revue de Neurologie, 1904, p. 1148. — Nous donnons ici ces deux observations pour être complet et parce qu'elles ont été publiées par l'auteur sous le nom de « syndrome thalamique à forme bénigne » ; mais, à notre avis, dans ces deux cas, la localisation de la lésion ne s'impose pas.

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