‹ La couche optique (étude anatomique, physiologiqueChapitre 39 sur 43 · OBSERVATIONS DES AUTEURS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS DES AUTEURS

Observation XI. — (Haskoveck, de Prague).

A. H. . ., âgé de 46 ans, professeur. Le grand-père du côté maternel est mort d'apoplexie à l'âge de 70 ans. La mère est nerveuse. Le malade a toujours été bien portant. Pas de syphilis. Le malade est un buveur, mais actuellement il ne présente pas de signes d'alcoolisme. Il a eu, il y a quelques années, des attaques métatarsalgiques. Dans les derniers temps, le malade a été surmené, il s'est livré à des excès de travail dans un laboratoire de chimie insuffisamment hygiénique. A la fin de l'année dernière, le malade a été pris tout à coup, à lécole, d'un sentiment d'engourdissement de la tête et d'une faiblesse énorme du côté droit. Il s'est senti comme mort et n'est pas tombé parce qu'il s'est retenu au mur. Après cette attaque, qui dura quelques minutes seulement, il avait de la pollakiurie. Puis apparurent de rhémiparésie du côté gauche sans parésie faciale, des douleurs vives dans la moitié droite de la face et dans l'extrémité supérieure droite. Lé"er affaiblissement psychique, la parole est lente, la mémoire un peu affaiblie • le malade est devenu flegmatique, tandis qu'il a été d'un tempérament colérique.

A l'examen fait au mois de janvier 1904, on retrouve l'hémiparésie du côté gauche, pas de troubles de l'intelligence ; l'innervation de la face est symétrique ; pas de troubles oculaires. Réflexes tendineux exagérés surtout du côté droit. Pas de signe de Babinski. Sensibilité (thermique et douloureuse) diminuée du côté droit ; douleurs intenses dans la moitié de la face et dans l'extrémité supérieure droite.

Après 6 mois, on observe : pas de troubles moteurs sauf un léger tremblement supérieur droit, persistance des troubles sensitifs légers ; la vibration du diapason du côté droit est perçue comme un sentiment de brûlure.

Observation XII. — (Edinger) (1).

Mme R..., âgée de 48 ans, a fait un ictus avec perte légère de connaissance en 1886, s'accompagnant de troubles de la parole pendant quelques jours seulement. A la suite, on observe :

De l'hémiparésie droite avec diminution de la force musculaire, de l'hyperesthésie de ce côté, et, dès le lendemain de l'ictus, des douleurs extrêmement vives dans tout le côté droit du corps, au niveau des membres, de la face et de l'œil droit. Mouvements choréo-athétosiques dans la main droite.

(1) In Deutsche Zeitschrifl fur Nervenheilk., 1891, p. 266. —Celle observation a été publiée à propos d'un travail de l'auteur sur « les douleurs d'origine centrale » dans la production desquelles il fait jouer un rôle prédominant à la lésion de la capsule interne.

Les réflexes sont forts des deux côtés avec clonus du pied à gauche et à droite.

Au niveau de la face la sensibilité est diminuée du côté droit.

Pendant que les troubles moteurs vont en diminuant, les douleurs et l'hyperesthésie persistent.

En 1888, apparaît l'hémianopsie droite.

Les douleurs sont si violentes que la malade, qui était devenue morphinomane, se suicide en 1888.

Autopsie. — Sur les coupes sériées, on voit qu'il existe dans l'hémisphère droit, un foyer de ramollissement occupant la partie dorsale du noyau externe du thalamus et une partie du pulvinar, avec participation minime de la capsule interne. Dégénérescence rétrograde du ruban de Reil médian.

Observation XIII. — (Greiff) (1).

Femme de 74 ans. Plusieurs attaques apoplectiques à la suite desquelles succèdent un état démentiel et une parésie du côté gauche. Sans que survienne une nouvelle attaque, apparurent des mouvements choréiformes du côté gauche et en particulier dans le bras gauche ; de l'hyperesthésie de ce côté et de violentes douleurs dans le bras. La chorée a disparu dans l'espace de 14 jours et les douleurs, deux mois avant la mort.

A l'autopsie, l'auteur trouve plusieurs petits foyers de ramollissement : l'un dans l'hémisphère cérébelleux gauche, un autre à la base du lobe occipital droit, deux autres enfin dans la couche optique droite. L'un d'eux est situé dans le noyau interne de ce ganglion ; il commence à la hauteur de la commissure molle et se termine avant le cerveau moyen. L'autre de i cent. 1/2 de long et de 3/4 de centimètre de large intéresse la région ventrale du thalamus, le corps de Lxiys et pousse une pointe dans la calotte. Ce foyer ne s'étend pas aussi loin en avant du troisième ventricule que le premier.

(1) Archiv fur Psychiatrie, Bd. XIV, p. 598.

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