Mort en
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que cinq couleurs1. Les anciens n’en ont employé que quatre : le rouge, le jaune, le blanc et le noir. Peut-être faut- il y joindre le bleu, et le vert donné par le mélange du bleu et du jaune.
Le peintre est puni de la multiplicité de ses couleurs par le désaccord plus ou moins prompt de son tableau, suite nécessaire de l’action et de la réaction des matières les unes sur les autres. Le même châtiment est réservé au coloriste perplexe qui tourmente sa palette.
Le Giorgione, grand coloriste, selon le témoignage de de Piles, tirait toutes ses carnations, quelle que fût la différence d’âge et de sexe, de quatre couleurs principales.
Essai sur la Peinture.
s Paillot de iYiontabert (1771-1849).
Composition de palette. — Ainsi, pour le jaune clair, employons le jaune indien plus ou moins éclairci avec du blanc, et pour le jaune profond, ajoutons au jaune indien du brun de Prusse qui ne soit nullement rougeâtre; le jaune indien seul et sans addition d’autre jaune, procurera le jaune moyen. Afin que cette couleur couvre et qu’elle ait plus de corps, ou y peut ajouter de la terre de pipe bien lavée ; ce moyen m’a parfaitement réussi. Pour le rouge, employons le beau carmin de garance. Pour le bleu, employons le bel outremer, ou, à défaut, le beau bleu de Prusse soutenu d’une certaine quantité d’outremer. Et comme un quatrième degré en obscur est nécessaire pour compléter la palette, nous pouvons composer à part ce dernier degré qu’on n’emploiera que pour les teintes obscures, parce qu’il ne produirait peut-être pas le développement en clair avec la même
i. Ces cinq couleurs étaient : l’outremer, le massicot, l’ocre rouge, le blanc de plomb et le noir de Cologne. Voir la méthode de Santerre, p. 123.
COMPOSITION DE LA PALETTE
beauté que peuvent le produire les teintes pures et entières du troisième degré. Pour obtenir ce quatrième degré jaune, le brun de Prusse, nous Pavons observé, suffit. Pour obtenir ce quatrième degré rouge, ce même brun de Prusse (autrement traité au feu, c'est-à-dire plus rougeâtre), suffit, soutenu d’un peu de noir. Enfin, pour obtenir le quatrième degré de bleu, le noir d’ivoire suffit en y mêlant moitié de bleu.
Traité complet de la Peinture .
P.-L. Bouvier.
Je crains un peu les couleurs toutes faites ; elles rendent le peintre paresseux et négligent, et, malgré lui, il en met un peu partout, ce qui jette de la monotonie dans la couleur de ses ouvrages ; au lieu que, quand il est appelé à composer ses teintes par des mélanges, il y met plus de variété, et ses ouvrages en plaisent davantage. Je pense aussi qu'il est bon de simplifier, autant que possible, les éléments de la palette.
Manuel des jeunes artistes et amateurs en Peinture , 4832.
Palette de David.
Blanc de plomb, jaune de Naples, ocre jaune, ocre de ru, ocre d'Italie, brun rouge, terre de Sienne brûlée, laque carminée fine, terre de Gassel, noir d'ivoire, noir de pêche ou de vigne, bleu de Prusse, outremer, bleu minéral, cinabre et vermillon en dessous de ces couleurs. Vers la fin de sa carrière, il ajoute le chrome clair et le chrome foncé oour les draperies seulement.
Palette de Géricault.
Vermillon blanc, jaune de Naples, ocre jaune, terre d’Italie, ocre de ru, terre de Sienne naturelle, brun rouge, terre de
Sienne brûlée, laque ordinaire, bleu de Prusse, noir de pêche, noir d'ivoire, terre de Cassel, bitume. — Géricault peignait sur la toile nue sans préparation préalable ; il achevait morceau par morceau, comme David, sans revenir, sans glacis. 11 commençait la réaction contre la peinture mince des Davidiens en peignant lourd.
Palette de Ingres.
Blanc de plomb, blanc d'argent, jaune de Naples, ocre rouge, ocre de ru, terre d'Italie naturelle, terre de Sienne naturelle, terre de Sienne brûlée, vermillon, cinabre, brun rouge, brun van Dyck, cobalt, bleu minéral, bleu de Prusse, noir d'ivoire, laque de garance rouge.
Cité par Ch. Moreau- Vauthier, La Peinture (Hachette, éd.).
Palette de Corot.
Cadmium clair.
Cadmium citron.
Blanc d'argent.
Jaune de Naples.
Ocre jaune.
Terre de Sienne naturelle.
Terre de Sienne brûlée.
Vermillon.
Vert Véronèse.
Laque de garance foncée.
Laque Robert.
Bleu de cobalt.
Bleu de Prusse.
Vert émeraude.
Terre d'ombre.
Terre de Cassel.
Laque jaune.
Hist. de Corot (Cité par Et. Moreau-Nélaton).
COMPOSITION DE LA PALETTE
Palette de Rousseau.
Les bases étaient les blancs, les rouges et les noirs. Il les disposait, et les combinait ainsi :
Les blancs et leurs dérivés, les jaunes . . .
I Blanc d’argent.
1 Jaune de Naples.
\ Ocre jaune.
I Terre de Sienne. Jaune indien.
Laque jaune naturelle.
Les rouges et leurs dérivés, les bruns . . .
Les noirs et leurs dérivés les bleus
Brun rouge.
Terre de Sienne brûlée.
Laque rouge de garance.!
Vermillon.
Momie.
Laque brune.
Terre de Cassel.
Noir d’ivoire.
Bleu cobalt.
Bleu minéral (rarement].
Bleu de Prusse (encore plus rarement).
Vert Véronèse, mêlé avec les bruns.
Vert émeraude, — —
Souvenirs de Rousseau (cité par Alfred Sensier).
Palette de Whlstler.
Il conseillait l’emploi de petites palettes ovales, qui étaient plus commodes à tenir et se prêtaient mieux à la disposition des couleurs telle qu’il l’entendait. On commençait par
mettre, au milieu du bord supérieur, une abondante provision de blanc; à gauche successivement, l'ocre jaune, la terre de Sienne naturelle, la terre d’ombre naturelle, le bleu de cobalt, le bleu minéral ; à droite, le vermillon, le rouge de Venise, le rouge indien et le noir. Quelquefois lorsque l’harmonie des couleurs d'une toile semblait rendre cette combinaison nécessaire, on intercalait la terre de Sienne brûlée entre le rouge de Venise et le rouge indien... On mélangeait alors les couleurs convenables pour obtenir une belle teinte de chair, que l'on étalait abondamment au centre de la palette, vers le haut. Une forte bande de noir s’allongeait au contraire sur le bord inférieur, pour indiquer quelle était l'ombre la plus profonde dont on put disposer. Entre la chair, couleur claire, et le noir, on mélangeait les couleurs pures pour obtenir d'avance chacun des tons désirés. Lorsqu'on avait enfin établi à droite de la palette une gamme de tons, suffisante pour toutes les parties du sujet principal, on préparait à gauche, avec le même soin, la teinte du fond, en employant beaucoup de brosses dont chacune était réservée à une des couleurs dominantes, de telle sorte qu’une fois la gamme de tons préparée, on n'était nullement embarrassé pour établir largement les couleurs sur la toile.
Cité par Pennelle. James Mr Neil WhisÜer, sa vie et ses œuvres (Librairie Hachette).