AUX VITICULTEURS
Afin de donner toute -confiance à mes confrères en viticulture, je n'ai avancé, dans mon Étude pratique sur VAnthracnose^ que des faits que j'ai expérimentés.
J'aurais voulu rendre cette confiance plus grande encore, en reproduisant le rapport présenté dans la session générale de la Société des agriculteurs de France de 1882, au nom de la section de viticulture, touchant le concours sur les maladies cryptogamiques de la vigne; mais j'en ai^été empêché par les termes trop flatteurs dont s'est servi le rapporteur M. Albert Piola, l'habile et infatigable praticien si bien placé à la présidence de l'Association viticole de Libourne.
Je me Crois cependant tenu à expliquer ici, le seul point sur lequel nous sommes çn désaccord avec l'honorable rapporteur, alors qu'il s'agit de ma proscription de la taille longue et de l'épamprage, « opérait tions que M. Piola recommande, au contraire, (( comme indispensables dans la région du Bordelais (( où les cépages fins ne sont productifs quà la conce dition d^étre soumis à la taille lonc/ue ».
J'ai répondu à cette objection dans l'intérieur de cet opuscule en ajoutant l'annotation suivante :
« Par taille longue, f entends une taille donnan t ^ 2^1 us de deux yeuœ à chacun des ^ ou % coursons (( laissés ordinairement dans le Narbonnais à chaque (( souche, ou bien encore une souche chargée, outre