ÉTUDE PRATIQUE SUR L ANTHRACNOSE
« les coursons ordinaires, d'un sarment taillé long ({ rî S ot^ 6 bourgeons ».
Comme on le voit, notre désaccord est plus apparent que réel et ne provient que de l'emploi de ma part, d'une formule trop succincte; renouvelant au surplus ce que j'ai dit pour l'ensemble de mon traitement, à savoir : « Quil devrait forcément varier suivant les ehangeinents de situation » et déclarant, en outre, que je n'ai jamais eu la pensée de critiquer le^ modes fondamentaux de culture employés dans des régions que je ne connais nullement.
Je crois bien faire, pour clore à la fois, ce petit malentendu et engagei: les viticulteurs à suivre mes procédés, en citant extrait d'une lettre qu'a bien voulu m'adi*esser le savant directeur de l'École nationale d'agriculture de Montpellier, M. G. Foëx :
« ... Vos conclusions sont absolument conformes à « celles de mes expériences personnelles ». .
« Je crois que les viticulteurs ne pourront que « gagner à suivre vos conseils et que vous leur serez « utile en les publiant ». .
Courage donc à nous surtout, vignerons des contrées privilégiées que le terrible puceron n'a encore attaquées ; rendons aussi abondantes que possible les quelques récoltes que la Providence veut bien nous laisser, en redoublant de soins et faisant une guerre acharnée au parasite végétal qui vient si fréquemment nous enlever le produit de nos labeurs; en outre du bénéfice immédiat que nous en retirerons, cela nous préparera à la lutte bien autrement redoutable que nous sommes à la veille d'entamer.
Narbonne, avril 1882.