OBSERVATIONS
rrmr
Herbemont.
Aramon.
Herbemont.
Herbemont.
Aramon.
Aramon.
Herbetnont.
Aramon.
Non chlorose.
Franc de pied.
Non cbLorosôt
Chlorose
Greffé sur Taylor.
Greffé sur Herbemont.
Non chlorose.
Chlorose.
EAU ÉVAPORÉE pftT
ctttiiBMre
carré de fedlle
ùrmm
de fenille
Ainsi, il semble possible d'attribuer fréquemment l'appauvris sèment des tissus des feuilles de V Herbemont au relard que, dans certains milieux, éprouve la naissance de ses radicelles, retard que Torganisatioû de ce cépage rend particulièrement préjudiciable. Mais quelles sont les causes déterminantes de ce phénomène et comment se relient'-elles aux couditions spéciales du sol où on le voit se produire habituellement î C'est ce que nous alloBis examiner actuellement.
Si Ton étudie les divers milieux où V Herbemont est à Tétat de «anté dans le midi de la France, on remarque qu'ils sont constitués par des sols caillouteux ', profonds et perméables, en pente ou dé couleur foncée. Ces diverses natures de terres présentent généralement cette propriété commuâ^, qu'elles a échauffent de bonn& heure au printemps, soit par smite de Fégoutiemeût facile des eoux en excès, soit à cause de leur coloration, qui leur permet d'absorber une grande quantité de rayons caloriques. Les terrains où ce cépage souffre sont géaéralemânt, au contrtiro, à sous-^sols imperméables, peu profonds, compactes et humides ou de couleur blanchâtre, c'est à-dixe dans des conditions telles que leur échauffexnent au printemps doit être relativement tardif» Or, oq sait que, de même que le dévelo[^ea>eat des bour-
MMb
* Voir la note 1 ci-contre, pag. Vt.
geoDS extérieurs est sous la dépendance exclusive de la température atmosphérique, celui des bourgeons souterrains qui donnent lieu aux racines est subordonné, de son côté, à la température du sol ; c'est pour cola que les horticulteurs chauffent artiQciellement les terres dans lesquelles ils veulent faire enraciner certaines boutures. On conçoit donc aisément, en tenant compte de ce que nous avons établi précédemment, comment les terres qui ne s'échaufifent pas facilement au moment du réveil de la végétation déterminent la chlorose chez VHerbemontj qui a besoin d'une température relativement élevée pour pousser ses radicelles ^.
Mais, bien qu'il me semble possible de déduire ces conclusions des considérations précédemment exposées, comme des doutes pourraient s'élever sur la valeur de quelques-uns des éléments de la démonstration, et notamment sur l'importance
* Les chiffres suivants justifient ce qui a été avancé ci-dessus, relativement à rheureuse influence des cailloux sur la réussite de THerbemont.
Terres où V Herbemoni réu,
ssit.