‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 89 sur 110 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

Elle!

LÉON, indigné.

ALBERT

Même... un peu coquette.

LÉON, très-chaleureusement.

Oh! non, mille fois non !... Cette fois, je le nie hautement, et ton autorité, mon oncle, ne me fera pas changer d’avis ; la femme n’a pas un reproche à se faire, et, j’en suis sûr même, elle n’a rien vu, rien soupçonné.

ALBERT

Je te crois, j’ai du plaisir à te croire. Merci, mon neveu.

LÉON, à part.

Quel hrave homme d’oncle !

ALBERT

Allons, il n’y a pas de mal, ça va bien jusqu’à présent. ’ LÉON, à part.

Je ne me pardonnerais pas d’abuser de sa confiance.

ALBERT

Tu comprends que tes coupables espérances doivent être brisées sans retour.

Sans retour.

LÉON

ALBERT

Alors, veux-tu me faire un serment ?

LÉON

Solennel.

ALBERT

Tu renonceras à porter le trouble dans

LÉON

Je le jure.

un ménage.

ALBERT

L’occasion peut te perdre, tu l’éviteras...

Je le jure.

ALBERT

Tu fuiras, au lieu de la rechercher,

Je le jure.

LÉON

la présence...

ALBERT

Bravo! {A part.) J’ai réussi... il ne reverra pas Anaïs.

LÉON, à part.

Ma foi!... pour oublier ma tante, je vais présentcrmon hommage à M“>' de Mareuilles.

LA DAMS Aüï TROIS COULEURS.

CHOEUR. — Air

ALBERT

C’est bien, mon cher ami, c'est biei), Je reçois ta parole,

Ce n’est pas un serment frivole.

Hais il ne faut oublier rien, ‘ SeroçeQt sacré,

J y compterai,

Tpujours, toujours j’y compterai

(U^iwns dangereuses.)

LÉON

C’est bien, mon cher ami, c’est bien, Tu reçois ma parole.

Ce n'est pas un serment frivole, Crois-le bien, je n’oublierai rien.

Serment sacré,

Je le tiendrai,

Toujours, toujours je le tiei)drai.

Ayujvuidi ivujuujdj J <ii« I

(Léon sort par la gauche, au deuxième plan. — Des dome$tiqUét$ entrent du côté opposé, apportant une table toute servie.)

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