‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 90 sur 110 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

HENRIETTE, ALBERT, puis la femme de chambre.

ALBERT

Braye garçon ! je suis content de lui... {Regardant la table.) Qui m’aurait dit pourtant qu’après tant d'agitation ma journée se terminerait tout bonnement par un petit souper bourgeois et tranquille en tête-à-tête avec ma femme? ‘

iiENRiETTF., qui est entrée depuis un instant.

Eh bien! vous en piaignez-vous? Que vous manque-t-il? au coin d’un bon feu, dans un bon fauteuil, et devant une t^lç bien servie ?

ALBERT

Tu oublies... auprès d’une femme que j'aime.

HENRIETTE

Il me suffit que tu ne l’oublies pas, Albert.

{.En disant ces mots, elle l’a doucement attiré vers la table. Tous deux s'asseyent en faisant face au public.)

ENSEMBLE

Air de Manon Lescaut.

Oui, ce repas Est plein d'appas.

Loin des jaloux et loin des trouble-fête,

Ah 1 prolongeons ce charmant léle-à-tête,

Et tous les deux Soyons heureux.

HENRIETTE, à la femme de chambre qui rentre un billet a^ la main.

Qu’y a-t-il ? Ah ! la réponse d’Ànais. {Elle prend le billet. Sortie de la soubrette.)

ALBERT

Sa réponse !

HENRIETTE, Usant.

« Tout est pour le mieux, ma chère Henriette. J’ai fait part « de ta lettre à mon mari et à ses amis politiques ; ils se sont « résignés, sans trop de peine, à so passer de Û. de .Lespgr, et « même à le remplacer. »

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