‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 91 sur 110 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LES jiÊJiES, ANTONIN.

ANTONiN, entrant fièrement par la deuxième porte de gauche.

Il a un gilit rouge.

Eb bien! mon ami, c’est entendu, ne te dérange pas, on M passera de toi.

ALBERT, se levant à moilié et regardant le gilet.

Ecarlate !

ANTONIN, à Henriette.

Mille pardons, madame, ne vous dérangez pas.

ALBERT, à lui-même.

Ecarlate! Rupture complète.

ANTONIN

Je vais chez le ministre, et c’est ton neveu qui te remplacq. ALBERT, se levant tout à fait comme s'il était éveillé en sursatit. Mon neveu !

HENRIETTE, se levant aussi, en souriant.

Léon ! (De ce moment, Albert parait furieux et ne tient plus «| place.)

Air (lu Carnaval de Béranger.

Je l’avais dit, le voilà qui se lance I En se passant même de ton appui...

ANTONIN

11 a le mien 1... ce gaillard-là. je pense,

Ira fort loin, je me charge de lui.

ALBERT

Aller choisir Léonl... il déraisonne!

Hais quel démon lui trouble le cerveau I {Il prend son chapeau et s'esquive, pendant qu'Antonin achève

le couplet.)

Quand un ancien ami nous abandonne.

Ne faut-il pas en trouver un nouveau ?

Je sais toujours en trouver un nouveau.

HENRIETTE, allant au fond.

Qu’as-tu, Albert? où vas-tu doue?

ANTONIN, criant de toute sa force.

C’est vrai... qu’est-ce qu'il a? Je te dis que nous nous passerons de toi, nous ne voulons plus de toi, et nous prenons ton neveu à ta place? Il ne comprend pas! il ne comprend pas! {Il sort à la suite d'Albert. Henriette tombe désespérée Sur un fauteuil. — La toile tombe.)

LA DAME ‘AUX TROIS COULEURS

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