LAIGLE ET LE MERLERAULT
fini, Charles X et les princes furent obligés de sortir et d'aller se promener dans le bivouac, pour donner aux domestiques la faculté de desservir. Le roi parla à plusieurs gardes du corps. Il leur demanda s'ils n'étaient pas trop fatigués, si leurs chevaux supportaient bien la route, et les remercia de leur noble fidélité. Au même moment arrivèrent deux voitures de voyage appartenant à la Dauphine. Elles avaient été arrêtées à Tonnerre, quand la princesse revenait de Vich}-, et le gouvernement les lui renvoyait. « Je suis très contente de l'arrivée de ces voitures, dit alors la fille de Louis XVI à M. O'Hégerty, son écuyer, non pour les voitures en elles-mêmes, qui sont lourdes et roulent difficilement, mais au moins à présent j'aurai des chemises. »
Écoutons un garde du corps, M. Théodore Anne : « Le temps, depuis notre départ de Saint-Cloud, avait toujours été beau. Nous arrivions dans les villes couverts de poussière, mais du moins la pluie nous avait épargnés. Dans la nuit du 7 au 8 août, elle prit une revanche éclatante ; mais j'étais tellement fatigué que je ne sentais rien, et, quand mon camarade m'éveilla pour aller chercher un abri sous un arbre, mon manteau, une blouse de bivouac, mon habit, tout était trempé, ce qui ne m'empêcha pas de continuer le peu d'heures de sommeil qu'il nous était permis d'avoir, car au point du jour, il fallut encore retourner en faction. »
Le matin du dimanche 8 août, on se mit en route, et on alla coucher h Argentan.
Si lent que fût son voyage, Charles X le trouvait trop rapide encore. Il ne voulait pas croire que son cousin prendrait la couronne, et il conservait des espérances, sinon pour lui-même, du moins pour son petit-fîls. Au Merlerault, il avait reçu le colonel Cradock, attaché militaire à l'ambassade d'Angleterre, envoyé par l'ambassadeur, lord Stuart, pour lui dire que le duc de Bordeaux ayant encore quelques chances de monter sur le trône, il fallait plutôt ralentir la marche que l'accélérer.
Trompé par le .souvenir de ses voyages officiels, le vieux roi voyait, ou croyait voir des marques de sympathie et de tristesse sur les visages (le tous les pay.sans qui le regardaient passer. Comme un des commissaires l'interrogeait sur sa santé : « Je me porte bien physiquement, répondait-il, mais je souffre de la douleur de ces populations. » Dans ce k>ng et silencieux cortège, qui s'avançait avec la lenteur d'un convoi funèbre, il y avait (|uelque chose de triste et de solennel qui frappait les commissaires eux-mêmes. Il leur était impos.sible de contempler la fille de Louis XVI qui, de son côté, ne cessait de pen- .ser au voyage de Varennes. « Sur la grande route autour de nous, a dit M. Barrot, il arrivait .souvent que la duchesse d'Angoulême, fatiguée de la voiture, marchait silencieuse et absorbée dans sa douleur. Alors, à sa vue le silence se faisait, on s'éloignait avec respect et attendrisse-
ment à l'aspect de ce monument vivant des plus grandes vicissitudes et des plus cruelles épreuves qu'il ait jamais été donné à un être humain de subir. Le malheur extrême et immérité le sanctifiait en quelque sorte aux yeux de ce peuple si admirable par la délicatesse et la sûreté de ses instincts. Pour moi, lorsque les détails du service me faisaient la rencontrer par hasard, je m'empressais de m'éloigner aussitôt, ne trouvant pas d'autre moyen (|ue cette réserve respectueuse de lui prouver ma profonde sympathie pour ses maliieurs. »
Le baron de Schonen n'ayant pas eu la même discrétion, et s'étant hasardé à adresser quelques paroles à la princesse, l'entendit s'écrier : — Suis-je donc condamnée à avoir toujours devant moi le visage de cet homme ? « Cette parole était dure et non méritée, ajout© M. Barrot, car c'était un sentiment bienveillant qui portait M. de Schonen à offrir ses services et ses consolations. Seulement son cœur, dans cette circonstance, n'avait pas assez d'esprit. »
En arrivant dans la soirée du dimanche 8 août à Argentan, d'où l'on ne repartit que le matin du mardi 10, on lut une proclamation par laquelle le maire, M. de Lautour, parlait de Charles X avec le respect que son malheur devait inspirer, et conjurait ses concitoyens de s'abs-tenir de tout cri injurieux, les avertissant qu'une conduite contraire serait une lâcheté qui déshonorerait la ville.
Le lundi 9 août, Charles X assista à la messe dans la cathédrale d'Argentan. Une grande partie de la population y était accourue, et priait avec recueillement. Après la messe, il y eut une alerte. Malgré le séjour fixé, il fut question de partir. L'ordre, donné trois fois dans la matinée, fut trois fois révoqué. Des malveillants avaient répandu le bruit, dans les campagnes environnantes, que la ville était à feu et à sang, que les gardes du corps se battaient avec les bourgeois. A cette nouvelle, les paysans avaient saisi leurs faux, leurs fourches, et ils étaient accourus pour porter secours à leurs concitoyens. Mais, à
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leur arrivée, ils s'aperçurent que tout était tranquille, et, calmés par les commissaires, ils retournèrent paisiblement à leurs occupations. -M. Théodore Anne a fait à ce propos les réflexions suivantes : « Sur toute la ligne que nous avons parcourue, on nous peignait la population comme exaltée, terrible, toujours prête à se soulever, à s'opposer à notre passage. Nous arrivions, et, au lieu d'ennemis, nous ne trouvions que des amis. D'un autre côté, on disait aux citoyens que nous pillions partout, que nous enlevions sans rien payer tout ce qui nous était nécessaire ou tout ce qui pouvait tenter notre cupidité ; et quand ^ à notre arrivée, on voyait l'ordre avec lequel marchait la colonne, la discipline que nous observions, on s'apercevait aisément que tous ces bruits partaient de gens qui auraient voulu exciter le trouble, le désordre, et, à l'aide de cette commotion, déshonorer peut-être la France par de lâches assassinats. »
Cependant, la Révolution ne se sentait pas tranquille tant que Charles X était sur le territoire français. Chaque jour les commissaires venaient trouver le maréchal Marmont pour se lamenter sur la lenteur de la marche et sur les inquiétudes qu'on ressentait à Paris. Ils lui montraient les lettres vives, presque dures, qui leur étaient adressées, et les accusations dont ils devenaient l'objet. « Mille contes étaient faits à Paris sur ce voyage, a dit le maréchal, et une circonstance bizarre y avait donné lieu. Un rapport des commissaires, envoyé de Verneuil, avait été mis à la poste sans adresse et n'était pas parvenu au ministère de l'intérieur. Un autre rapport, porté par un courrier, avait été attardé de trente-six heures. Pendant deux jours, on avait été sans nouvelles, ce qui avait fort alarmé. On avait répandu le bruit que Charles X avait avec lui des forces considérables, que les commissaires étaient arrêtés et détenus comme otages, que l'intention du roi était de gagner le pays des Chouans, et de commencer la guerre civile. Quand ces bruits-là nous revinrent, je ne pus m'empêcher d'en rire.
Quels Chouans nous aurions été, avec cette file de carrosses et cette multitude de cuisiniers et de marmitons ! »
Ce qu'il y ïi de certain, c'est que les inquiétudes du nouveau gouvernement étaient à leur comble. On peut en juger par cette lettre, en date du 8 août, adressée aux trois commissaires par M. Guizot, alors chargé du ministère de l'intérieur : « Messieurs, Son Altesse Royale apprend avec étonnement que la marche du roi Charles X devient de jour en jour plus lente, qu'il se propose de s'arrêter dans certaines villes, et qu'il ne vous permet pas de porter la cocarde tricolore. Ces faits, déjà connus de la population dans une foule de départements, accroissent son irritation et sa défiance. La sûreté du roi Charles X et de sa famille en pourrait être gravement compromise, et vous-mêmes, Messieurs, vous vous trouveriez bientôt hors d'état de la garantir... Son Altesse Royale se décide à envoyer pour commissaire M. le colonel Jacqueminot, afin qu'il insiste de nouveau auprès du roi Charles X sur la nécessité de se rendre promptement et en poste au lieu de son embarquement, et d'éviter ainsi les mouvements populaires qui pourraient se manifester autour de lui... Son Altesse Royale vous invite à porter constamment la cocarde tricolore, qui est celle de la France, et pense que S. M. le roi Charles X ne peut voir dans cette mesure qu'une nouvelle marque de l'ardent désir de Son Altesse Royale que la sûreté du roi Charles X ne soit jamais menacée. Si le roi Charles X se refusait à ses représentations, Son Altesse Royale vous ordonne de suspendre les i)ayements auxquels vous êtes chargés de pourvoir pour la suite du roi, suite dont la composition et le nombre paraissent à Son Altesse Royale plus propres à compromettre la sûreté du roi qu'à la garantir. »
Les commissaires, se trouvant en contact direct avec les populations comme avec les personnes qui entouraient Charles X, étaient beaucoup plus rassurés qu'on ne l'était au Palais-Royal. Ils furent un
peu blessés des reproches indirects que leur faisait M. Guizot. M. Odilon Barrot lui répondit d'Argentan : « Mon cher ami, je pense que vos dépêches officielles ont pour objet de faciliter les efforts que nous faisons pour hâter un voyage qui se prolonge beaucotlp trop. C'est ainsi que je les explique à mes collègues, qui en sont assez blessés, et surtout le maréchal Maison, pour qui l'annonce de l'envoi de Jacqueminot paraît une insulte personnelle, en ce qu'elle semble condamner son insuffisance et sa mollesse. Vous savez quel est le caractère de notre mission ; elle est toute de déférence et d'humanité ; les recommandations intimes du prince et de la princesse ont rendu, à cet égard, nos ménagements plus nécessaires. Comment voulez-vous donc que nous allions brutaliser le roi, un vieillard malheureux, et des femmes, en affectant devant eux de montrer avec ostentation des signes qui les blessent profondément? Un sentiment de déférence et de convenance nous a fait, toutes les fois que nous avons approché du roi et des princesses, dissimuler nos couleurs ; mais, en cela, nous n'avons que suivi l'impulsion de nos cœurs, et nulle menace ne nous a été faite, et, comme vous le pensez bien, elle eût été impuissante. Du reste, en public, et devant la suite du roi, nous n'avons jamais quitté nos couleurs. » Dans une lettre qu'il écrivit d'Argentan au général de La Fayette, M. Odilon Barrot revenait sur le même sujet: « Général, voilà, le premier jour que je trouve assez de temps pour vous écrire deux mots sur notre voyage, ou plutôt sur notre lente agonie, que le patient se plaît ù prolonger. Hors du cabinet du roi, en présence des populations et de la suite du roi, nous avons toujours été revêtus de nos insignes. Il ne faut pas oublier, général, que nous ne sommes pas des geôliers, et que notre mission est toute d'humanité et de déférence. Je crois qu'on honorera plus notre cause par cette générosité que par une brutalité, qui vis-à-vis de femmes et de vieillards, pourrait bien être prise
pour autre chose que du patriotisme. »
Malgré ce sentiment de déférence pour un roi fugitif et vaincu, les commissaires se crurent obligés, par leurs instructions, d'agir très vivement auprès de Charles X pour le décider à accélérer sa marche et à renvoyer les deux pièces d'artillerie qui figuraient dans son escorte. On craignait à Paris un soulèvement légitimiste de la Bretagne, de la Vendée et de plusieurs départements du Midi. Comme il arrive dans tous les temps de troubles, on faisait courir une foule de fausses nouvelles: tantôt c'était Charles X, qui, échappant à la surveillance des trois commissaires, allait se jeter dans le Bocage, pour y donner le signal d'une prise d'armes ; tantôt c'était la sûreté des commissaires eux-mêmes qui se trouvait, disait-on, menacée par les gens de la suite du roi. On s'effrayait surtout de cet appareil militaire et des deux terribles canons, dans lesquels on croyait voir un noyau d'armée. Voici les réflexions de M. Barrot au sujet de ces alarmes du nouveau gouvernement : « Le gouvernement de Juillet, à peine né, avait peur de son origine, et songeait à masquer son principe ; c'est sur le fait matériel de la vacance du trône qu'on voulait motiver l'avènement de la nouvelle branche ; on conçoit dès lors avec quelle impatience on attendait le moment où Charles X aurait quitté réellement le territoire. Le sang-froid et la patience sont des qualités assez rares chez les hommes qui se trouvent engagés dans une révolution ; ils sont naturellement impatients des dénouements ; rarement ils ont assez do confiance dans leur droit pour en avoir beaucoup dans le temps. »
Pour obtenir de Charles X le renvoi des deux pièces d'artillerie, les commissaires eurent à exercer su-r l'esprit du roi une véritable pression; le maréchal Marmont, chargé par eux de lui signifier leur demande, rencontra une vive résistance. Charles X invoquait la dignité de son malheur, le respect dû à ses cheveux blancs. Les commissaires lui firent alors connaître leur résolution irrévocable par un écrit qui se terminait en ces termes : « Que le roi choisisse entre la protection mo-
raie que notre mission lui assure, et les garanties qu'il croirait trouver dans les canons qu'il traîne après lui. S'il met sa confiance dans cette force matérielle, notre mission auprès de lui est inutile, nous nous retirerons. »
Charles X finit par céder. « Cette résolution, a dit le duc de Raguse, coûta beaucoup au roi. Je ne sais pourquoi les commissaires l'exigèrent ; c'était plutôt une affaire de parade qu'une chose d'une utilité réelle. Cependant, dans telle circonstance donnée, ces pièces eussent pu nous sauver, quoique la véritable garantie du succès de notre voyage fût dans la présence des commissaires, et non dans nos forces. Nous allons entrer au milieu d'une population mal disposée, exaspérée par le souvenir récent des incendies dont son territoire avait été le théâtre, et dont les prêtres et les jésuites étaient accusés par la multitude d'être les auteurs. Tout le pays est rempli de fabriques, et ces populations sont les plus mutines et les plus difficiles à conduire en temps de révolution. »
Ce fut le même jour, lundi 9 août 1830, qu'on enleva au roi Charles X, à Argentan, les deux canons, et, à Paris, la couronne de roi de France et de Navarre. Les Chambres s'étaient réunies au Palais Bourbon pour y proclamer le nouveau souverain. Le nombre des pairs n'excédait pas quatre-vingt-dix. On remarquait parmi eux le prince de Talleyrand, le général duc de Mortemart, le duc Decazes, le comte Portails, le comte Roy, le duc de Broglie, le marquis de Semonville. Trois pliants avaient été préparés devant le trône, qui était disposé comme pour les séances d'ouvertures ordinaires ; mais on avait fait disparaître les fleurs de lis des rideaux, et quatre drapeaux tricolores flottaient des deux côtés du trône.
A deux heures, Louis-Philippe, qui n'était encore que lieutenant général du royaume, mais qui, dans quelques instants, allait porter le titre de roi, fit son entrée, accompagné de ses deux fils, le duc de
Chartres et le duc de Nemours. Il s'assit sur le pliant du milieu, et ses fils s'assirent sur les deux autres. Derrière le trône vide se rangèrent les maréchaux Mortier, duc de Trévise ; Macdonald, duc de Tarante ; Oudinot, duc de Reggio, et le maréchal comte Molitor, portant sur des coussins les insignes de la royauté: la couronne, le sceptre, le glaive, et la main de justice. Louis-Philippe ayant signé la déclaration qui modifiait la Charte, et qui établissait un contrat entre lui et les Chambres, le pliant du milieu fut enlevé, et le nouveau souverain alla s'asseoir sur le trône, au bruit des acclamations de l'Assemblée.
« La journée du 9, a dit le duc Victor de Broglie dans ses Soucenirs, se termina par un dîner splendide et une réception à grand carillon, sur une échelle qui ne comportait guère de premier degré. Je m'étais retiré de bonne heure, pensant qu'après avoir, dans une matinée, concouru à faire un roi et à fonder une dynastie, c'était assez de besogne et de divertissement pour un jour. »
Après la séance, M. Guizot, toujours chargé du ministère de l'intérieur, écrivit aux trois commissaires : « Messieurs, nous n'avons reçu ce matin aucune nouvelle de vous ; il paraît que les communications sont momentanément interrompues. L'effervescence de la population de Paris et des départements environnants devient grande ; on parle de se porter en masse sur la route de Normandie jusqu'à ce qu'on ait atteint le roi Charles X, et en soulevant partout le peuple sur son passage. Si une fois ce mouvement éclatait, il serait absolument impossible de le contenir et d'en prévenir les suites. Portez-le immédiatement et dans les termes les plus positifs à la connaissance du roi Charles X, afin qu'il ne s'aperçoive pas trop tard des périls attachés à la lenteur qu'il a jusqu'ici apportée à son voyage. Les deux Chambres se sont réunies ce matin. Monseigneur le lieutenant général du royaume a accepté les propositions qu'elles lui avaient adressées, et, après avoir juré d'en observer fidèlement les clauses, il a été immédiatement proclamé roi,
aux acclamations universelles. Nous vous envoyons le procès-verbal de cette mémorable séance et expédition des actes qui y ont été lus. Ils ont produit dans Paris le plus grand effet. Le roi Charles X en aura sans doute connaissance. Nous ne saurions trop vous recommander de faire tous vos efforts pour lui persuader qu'un prompt départ en poste, ainsi Cjue nous l'avons dit dans nos dernières lettres, est aujourd'hui pour lui une résolution nécessaire et la garantie la plus sûre. »
M. Odilon Barrot crut devoir expliquer la conduite des commissaires au nouveau souverain, et avant de quitter Argentan, il lui écrivit: « Si, lorsque nous sommes entrés dans le cabinet du roi Charles X, nous avons évité de le blesser par des démonstrations inutiles, c'est par un sentiment de déférence pour le malheur, et nullement par suite de menaces que nous aurions bravées. En un mot, nous ne pouvons nous reprocher les égards que nous montrons pour des femmes et un vieillard qui sont consacrés par une si grande infortune ; nous avons été envoyés pour les protéger, et non pour les insulter, et nous espérons que ce n'est pas à des hommes qui ont depuis longtemps voué leur tête pour opérer la révolution qui vient de s'accomplir qu'on reprochera de la désavouer. Nous partons demain à quatre heures du matin, pour aller coucher à Condé-sur-Noireau. Nous ferons treize lieues ; les autres journées seront à peu près aussi fortes. Quant au projet de voyager en poste, le roi et sa famille ne s'y prêteraient qu'autant qu'on emploierait la violence ; ils se croiraient tous perdus. »
Le nouveau gouvernement finit par se calmer un peu, et renonça même à envoyer le colonel Jacqueminot stimuler le zèle des commissaires. Le vieux monarque détrôné touchait presque Cherbourg. Son successeur n'avait plus rien à craindre.