‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 10 sur 416 · Voir page 396 de notre premier volume · texte numérisé non relu

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l'avait été Otton, mais avec plus d'habileté et de souplesse ne découvrant ses projets que peu à peu, et toutefois portant dans ses entreprises une hardiesse que devait révéler la suite des événements, il ne se contentait pas, pour endormn^ la vigilance du pontife, de l'assurer, par de fréquents messages, de son dévouement au saint-siège; à l'exemple de son ancien rival il prodiguait les serments. Au mois de septembre .12U, il renouvelait, à Haguenau, l'engagement qu'il avait pris jadis à Égra de ne pas intervenir dans les élections ecclésiastiques, de respecter la liberté des appels et de maintenir l'Éc^lise romaine en toutes ses possessions, parmi lesquelles il désignait de même, avec le Patrimoine de saint Pierre et les autres provinces pontificales, le duché de Spolète la Marche d'\ncône et l'ancien héritage de la comtesse Mathilde . Au mois de février de l'année suivante, il transmettait à Honorms un acte par lequel il s'obligeait, dès qu'il aurait reçu la couronne impériale, à céder à son fils Henri le royaume de Sicile, acte qu'il avait déjà souscrit au temps d'Innocent lll -. A la vérité, dans une lettre particulière qui était jointe a cet acte il exprimait l'espoir que, se confiant en la piété de son ancien pupille, le pape lui laisserait, sa vie durant, la couronne de Sicile. « Qui pourrait, écrivait-il, se montrer plus dévoué à l'Église que l'enfant réchauffé dans son sein et qui lui doit l'accroissement de ses honneurs ? ^ »

Dans ce même moment, Frédéric faisait une démarche qui ne pouvait que lui concilier la bienveillance du pontife. Depuis le mois de juin 1219, Honorius avait quitté Rome. Il s'était retiré à Rieti et de là à Yiterbe, pour se dérober aux exigences tumultueuses du peuple qui, ne se sentant plus tenu par la main vigoureuse d'Innocent, prétendait rentrer en pos-

[■ Im ff ^'o'pal'rLe de février 1220, Frédéric reproduit en effet te u!ellement'elui du i" juillet 1216 (voir -^^ P---^:f ^l^^;/; jfjj avec celte addition toutefois que, si Henri mourait avant lui sans avoii fils, rlilrére, le royaume de Sicile lui retournerait pour sa vie durant.

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