‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 11 sur 416 · Ihid. t. I, p · texte numérisé non relu

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12 LIVIIE SIXIÈME

session de ses anciennes libertés K Frédéric, en transmettant au pape son dernier message, avait adressé aux Romains une lettre dans laquelle, leur rappelant qu'il était le défenseur du saint-siège, il les avertissait que, si, à son arrivée à Rome, ils n'avaient fait leur soumission au chef de l'Église, il prendrait les mesures propres à les y contraindre ^. Cette lettre, lue publiquement au Capitole, intimida le peuple, et Honorius dut à cette intervention de pouvoir bientôt rentrer dans Rome ^ Il se trouvait encore à Yiterbe, quand on apprit à la cour pontificale que le jeune Henri venait d'être élu en Allemagne roi des Romains ^. Le pape s'alarma d'abord. Mais Frédéric s'empressa de le rassurer ; il écrivit que cette élection s'était faite malgré lui et à son insu; que les princes de l'AUemagno avaient voulu, par cette élection, empêcher les troubles qui pouvaient se produire durant son voyage outremer; que la séparation de la Sicile et de l'Empire aurait lieu néanmoins, et que, plutôt que de consentir à l'union des deux couronnes, il céderait la Sicile au saint-siège. Par la même lettre, il disait qu'il se disposait à se rendre en Italie pour y recevoir la couronne impériale, et, s'excusant des nouveaux retards apportés à l'expédition de Terre sainte, ajoutait qu'une fois à Rome il donnerait, sur tous ces points, des gages certains de sa fidélité à tenir ses promesses ^

Frédéric ne tarda pas en effet à quitter l'Allemagne, et, dans les premiers jours du mois de septembre 1220, accompagné de son épouse Constance d'Aragon et suivi d'une brillante escorte de princes et de prélats, il descendait en Italie. Il ne fit que traverser la Lombardie, où le parti guelfe, supérieur en forces au parti gibelin, ne laissait pas, malgré la mort d'Otton, de lui demeurer hostile ^ Annonçant de Bo-

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