avril 1234. Potthast, Reg. pontif. n
2. Potthast, ibid., n° 16143, 11249. Eccelin périt au mois de septembre 1259.
3. Au commencement de novembre 1253 et dans le mois même où le pape entra à Rome.
même sort pour ceux des leurs qu'on gardait en otages à Bologne ^ Us lui avaient substitué un sénateur de leur ordre et de leur parti, Emmanuel de Madio, natif de Brescia, et c'était sur leur appel que le pontife était venu prendre possession du palais de Latran. Son séjour y fut de courte durée. Abusant de leur victoire, les Guelfes se livrèrent bientôt à de tel-' les violences, que le peuple tout entier se souleva. A la suite d'un combat meurtrier où le nouveau sénateur fut tué, les principaux d'entre les nobles durent sortir de la ville, et Alexandre lui-même, au mois de mai 1257, se vit contraint de se réfugier à Viterbe, abandonnant Rome à Brancaleone qu'avait rappelé au pouvoir le parti populaire. Il voulut frapper les Romains d'anatlième ; mais Brancaleone menaça de détruire Anagni, la ville natale du pape, et Alexandre dut ajouter à l'humiliation de l'exil celle de renoncer à rendre sa sentence^.
Sur ces entrefaites, des événements survenus en Allemagne y avaient aggravé la situation. Guillaume de Hollande avait perdu la vie dans un engagement contre les Frisons qui s'étaient détachés de son alliance, et le trône de l'Empire s'était trouvé encore une fois vacant ^ Dans l'état de confusion et d'incertitude où cette vacance imprévue avait jeté les esprits, d'anciens partisans de la maison de Souabe tentèrent de susciter un mouvement en faveur de Conradin. Mais Alexandre, iidèle à la politique d'Innocent IV, défendit, sous peine d'excommunication, d'élire le petit-fils de Frédéric et manda aux prélats de l'Allemagne de s'opposer de tout leur pouvoir à son élévation. « Le monde entier, leur écrivait-il, sait par quels actes d'oppression et de tyrannie Frédéric et ses aïeux ont payé les bienfaits qu'ils avaient reçus de l'Eglise romaine. L'exemple du passé n'apprend que trop ce qu'on doit atten-
1. Voy. ci-dessus, p. 130. Brancaleone se retii-a alors à Bologne.
2. Matth. Paris, t. V. p. 563, 612, 662. - Galvan. Flamma, c. 290. Gregorovius, Stoina di Roma, t. V, p. 360-365.