‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 109 sur 416 · janvier · texte numérisé non relu

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(ire (le celte race perverse *. » SoiL (|ue les menaces du pontife fissent reculer les partisans, d'ailleurs peu nombreux, de Conradin, suit plulùt (ju'ils reconnussent l'impossibilité de réussir dans leur entreprise, ils ne tardèrent pas à y renoncer. Près d'une année s'écoula depuis la mort de Guillaume, sans que les électeurs parvinssent à s'accorder sur le clioix de son successeur. A la fin, l'archevêque de Cologne, mettant en quelque sorte la couronne à l'encan, jeta les yeux sur le frère de Henri III, Ricliard, conite de Gornouailles, qui avait refusé jadis le royaume de Sicile et qui passait pour le prince le plus riciic de l'Europe. Richard accepta l'Empire et, par la promesse de sommes considérables, gagna d'abord à sa cause la plupart des électeurs. Mais l'archevêque de Trêves, de dépit de n'être pas traité par ce prince aussi libéralement que l'avait été son collègue de Cologne, forma un c(jntre-parti en faveur du roi de Castille, Alfonse, que ses prétendus droits sur le duclié de Souabe semblaient, en quelque manière, désigner à l'Empire. Celui-ci, offrant plus que n'avait offert son rival, réussit à lui enlever quelques-uns de ses adhérents. L'un et l'autre furent proclamés rois des Romains, Richard le 13 janvier et Alfonse le i^"" avril 1257, Les troubles qui désolaient l'Allemagne ne pouvaient que s'accroître par l'élecLion de deux souverains également étrangers à ses mœurs et à ses lois. Mais ces troubles ne laissaient pas de servir, par certains côtés, les Intérêts de la cour de Rome; et, lorsque le comte de Cornouailles et le roi de Castille envoyèrent demander au pape, selon l'usage, la couronne impériale, Alexandre, de l'avis des cardinaux, évita de se prononcer entre les deux compétiteurs, prolongeant peut-être à dessein un interrègne qui affaiblissait l'Empire -.

Cependant, à la faveur des désordres qu'avait causés la

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