‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 12 sur 416 · juillet 1220. Hist. dipl. t. I, p · texte numérisé non relu

juillet 1220. Hist. dipl. t. I, p

6. Zeller, Ilisi. d'Allem. t. Y, p. 192. On sait que c'est lors de la lutte entre

lognc son arrivée au pape : « Nous avons liàle de nous trouver aux pieds de Votre Sainteté, écrivait-il, et de lui prouver par des actes que l'Église, notre mère, n'aura pas à se repentir de nous avoir élevé et nourri de son lait^» llonorius, malgré sa complaisance pour Frédéric, no crut pas devoir se contenter de ces déclarations, et deux délégués du saintsiège allèrent vers le monarque lui demander, avec une promesse positive de concourir à la croisade, des explications précises au sujet de la Sicile. Ils étaient aussi porteurs de plusieurs projets de décrets préparés d'avance et auxquels le pape exigeait qu'il donnât son adhésion^. Frédéric se prêta à toutes ces exigences. En ce qui concernait l'expédition de Terre sainte, il prit l'engagement formel d'envoyer, au mois de mars 1221, cinq cents chevaliers en Egypte, et d'y passer lui-même au mois d'août suivant. A l'égard de la Sicile, il délivra aux représentants d'Honorius un écrit par lequel il reconnaissait que l'Empire n'avait aucun droit sur ce royaume, que lui-même ne le possédait que du chef de sa mère el comme fief du saint-siège; et, « afin d'ôtor tout soupçon que la Sicile pût jamais être réunie à l'Empire, » il s'obligeait, par le même écrit, à n'avoir en ce royaume que des officiers natifs du pays et à y sceller les actes d'un sceau particulier 2. En fait, au lieu de séparer les deux couronnes, il se bornait à séparer les deux gouvernements. Il est difficile do croire que l'insuffisance d'une telle séparation, qui n'empêchait pas que les forces de l'Empire et de l'Italie méridionale ne fussent à l'occasion réunies sous une seule main, échappât à la prudence d'Honorius. Mais, soit qu'il se laissât abuser par les témoignages de dévouement de son ancien élève, soit qu'il voulût éviter des difficultés qui eussent nui à la croisade,

Frédéric et Otton que ces partis commencèrent de se dessiner dans la Haute ItaRe, empruntant leurs noms aux Welfen et aux Wiblingen dont les riva- Rtés avaient si souvent agité l'Allemagne. Voir notre premier volume, p. 395.

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