‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 119 sur 416 · Sicul. rer. audor. anonym. apuJ Raynald- anno 1261, n · texte numérisé non relu

Sicul. rer. audor. anonym. apuJ Raynald- anno 1261, n

3. « Subilo fece coaoscere cli'era d'autro stomaco cha papa Alessandro. » Matteo di Giovennazzo, | 149.

4. Bien que cette mesure soit attribuée à Alexandre par quelques historiens, il parait plus exact, d'après la Vie métrique d'Urbain IV, de l'attribuer à ce pontife.

a. Il résida d'abord à Viterbe, puis à Orvieto et enfin, très peu de temps avant sa mort, à Pérouso.

En voyant le patriarche de Jérusalem monter sur le trune de saint Pierre, on devait s'attendre que son vœu le plus cher serait d'armer l'Europe pour reprendre aux Infidèles le tombeau du Sauveur. La situation des chrétiens en Orient devenait chaque jour plus critique. Ils avaient alors à se défendre à la fois et contre le sultan d'Egypte et contre les Tartares, qui, sortis de nouveau de leurs steppes, avaient pénétré en Syrie et jusqu'en Palestine. Mais, moins que jamais, les esprits en Occident étaient tournés vers Jérusalem. La cour pontificale elle-même, depuis le désastre de la Massoure, semblait désespérer de reconquérir la Ville sainte '. Seul le roi de France dirigeait encore de ce coté sa piété et sa sollicitude. Depuis son retour d'Orient, il n'avait pas quitté la croix, montrant ainsi que l'expédition qu'il avait entreprise n'était qu'interrompue ^ Ce n'est pas que la cour de Rome se fût désintéressée, en apparence du moins, des affaires d'outre-mer. Alexandre, dans la dernière année de son pontificat, avait même conçu le dessein de convoquer à ce sujet un concile général ^ Mais ce dessein ne fut pas repris par Urbain. Sans délaisser totalement les intérêts de la Terre sainte, il jugea qu'il était pour le siège apostolique des objets plus pressants; et, commençant par augmenter le sacré collège de sept cardinaux, auxquels bientôt il en ajouta sept autres*, il résolut de donner tous ses soins à faire prévaloir, des deux côtés des Alpes, la politique engagée ou trop faiblement soutenue par son prédécesseur.

Ce fut sur les affaires de Sicile qu'il porta d'abord son attention. Il n'avait pas tardé à se rendre compte que le roi

1. Dès 1255, Alexanilro, dans une lettre au roi de Gastille, disait : « Les Sarrazins n'ignorent pas qu'aucun prince de l'Occident ne séjournera longtemps en Asie et que la Palestine ne peut attendre de l'Europe que des secours incertains; aussi ne veulent-ils faire ni paix, ni trêve, persuadés qu'ils auront bientôt entre leurs mains le peu qui reste aux chrétiens. >> Ray iiald. anno 1255, n" 70.

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