‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 133 sur 416 · Guil. de Nang. Chron. anno · texte numérisé non relu

Guil. de Nang. Chron. anno

4. La chronique de Parme évalue ces forces à 60.000 hommes, chiffre cer-

174 LIVRE SEPTIÈ^ME

s'embarqua à Marseille, accompagné de quelques troupes d'élite, et, malgré une croisière sicilienne qui gardait les côtes d'Italie, aborda, le 21 mai 1265, sur le territoire romain, non loin de l'embouchure du Tibre. 11 se dirigea aussitôt vers Rome, où il fit son entrée au milieu des acclamations de ses partisans et escorté du clergé et de la noblesse '. Moins d'un mois après, il prenait possession de la dignité sénatoriale dans le cloître du monastère de Sainte-Marie au Capitole ^; et, le 28 juin, quatre cardinaux, envoyés de Pérouse, lui conféraient au nom du pape, dans l'église Saint-Jean de Latran, l'investiture du royaume de Sicile ^

La seule présence de Charles d'Anjou en Italie avait suffi pour relever le parti guelfe par toute la péninsule. Déjà même des défections se produisaient parmi les barons siciliens ; et Manfred, qui s'était avancé sur les terres de l'Église afin de surprendre son ennemi, dut regagner ses Etats pour y raffermir la fidélité de ses vassaux et y concentrer ses forces'^. Cependant la grande armée qui devait rejoindre Charles tardait, faute d'argent, à s'ébranler. Sur les instances de ce prince, le pape, tout en pressant par de nouvelles menaces la levée des décimes qui ne s'opérait qu'avec difficulté ^ engagea à des banquiers italiens les domaines de l'Eglise pour des sommes considérables^ et écrivit lettres sur lettres à Louis IX, qu'il

tainement exagéré. Au dire de Barth. Scriba, 1. VI, anno 1265, on comptait 5.000 chevaux, 600 arbalétriers et 20.000 hommes de pied. Cf. Annal, vêler. Mulinens.

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