‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 134 sur 416 · Gregorovius, Sloria di Roma, t. V, p · texte numérisé non relu

Gregorovius, Sloria di Roma, t. V, p

3. Voir une lettre du pape à ces cardinaux, datée du 21 juin 1265, Martene. Thés, anecd. t. II, p. 223. L'acte dressé à cette occasion fat ratifié par des lettres du pape datées de Pérouse le 4 novembre 1265. Piaynald. eod.

4. Gherrier, Hist. de la lutte des papes et des empereurs, t. III, p. 175.

5. « Payez la décime sans murmurer, écrivait le pape au clergé ; payez aussi et sans réclamation le centième pour Jérusalem et Gonstantinople ; autrement vous vous exposeriez à être traités en rebelles. » 13 juillet 1565, Martene, Thés, anecd. t. II, p. 158, 159. Cf. ibid., p. 178 (5 août) ; p. 243 (17 novembre.)

6. Lettre du pape à Charles d'Anjou, 31 décembre 1265, Martene, ihid., t. II, p. 260. Voy. dans Gherrier, ouvr. cité, t. III, p. 176, note 2, un releTé,

conjurait, « dans l'intérùt du salut de son âme, « de procurer à son frère les ressources dont il avait besoin *. Enfin l'armée put se mettre en marche. Elle descendit en Lombardie par les passages des Alpes que lui avait ouverts le duc de Savoie, et, se dirigeant, non sans se garder des Gibelins, par Milan, Ferrare, Bologne et la Romagne, atteignit Rome au commencement du mois de janvier 12G6.

Charles venait alors do recevoir en grande pompe, dans l'église Saint-Pierre, la couronne de Sicile des mains du cardinal-évèque d'Albano, auquel s'étaient joints plusieurs autres cardinaux délégués parle pontife -. Quatorze jours après, le 20 janvier, l'armée tout entière sortit de Rome, et en peu de temps elle arrivait sur les frontières de l'Italie méridionale. Surpris d'une marche aussi rapide, Manfred envoya vainement porter au pape des paroles de conciliation ^. A l'approche des Français, de nouvelles défections se produisirent, et Charles put s'avancer, sans coup férir, jusqu'à San Germano qu'il enleva d'assaut. De là il alla droit à son adversaire. Le 2G février, les deux armées se rencontrèrent aux environs de Bénévent. Commencée vers midi, la bataille se prolongea avec acharnement jusqu'à la nuit^ Manfred, vaincu malgré son courage et qui, sur le lieu même de l'action, s'était vu trahi par une partie des siens, n'eut pas du moins la douleur de survivre à sa défaite. Il périt dans la mêlée. Charles le fit ensevelir avec quelque honneur; mais, comme il était mort excommunié, ses restes, par l'ordre de l'archevêque de Cosenza, furent transportés hors du royaume et jetés dans un champ ^ Cette seule bataille soumit au comte d'An-

d'après les lettres pontificales, des emprunts sonscrits en 1265 au nom de ce prince et liypothéqués sur la chambre apostolique et sur les biens des églises.

1. Juillot-aoi\t 1263. Martene, Thés, anecd. t. II, p. 163, 174, 185.

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