‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 136 sur 416 · Raynald. anno 1266, n · texte numérisé non relu

Raynald. anno 1266, n

3. « Marchia ad nos rediit; Florentin!, Pistorienses, Senenses et Pisan ad mandata venerunt ;.. Placentinorum habemus nuncios et Cremonensium expectamus,.. et de Januensibus aliquam spem habemus. » 8 mai 1266. Martene, Thés, anecd. t. II, p. 319.

4. Voir, à ce sujet, une lettre du pape du 15 mai 1266. Martene, ibid. t. II, p. 324.

le peuple, se soulevant encore une fois contre les nobles, élut pour capitaine un gibelin, AngeloCapoccio, auquel il confia la mission de nommer le sénateur. Celui-ci porta son choix sur Henri de Gastille, frère du roi Alfonse, prince Iiardi et d'humeur aventureuse, qui, chassé d'Espagne comme rebelle, était d'abord allé en Afrique servir le roi de Tunis, et venait d'aborder en Italie, suivi de trois cents chevaliers castillans, pour y chercher fortune. A peine fut-il investi de la dignité sénatoriale, que, par une politique contraire à celle de Charles, il prit parti pour le peuple contre le clergé et la noblesse; et le pape, frustré dans son espoir de rétablir à Rome son autorité temporelle, eut encore la déception d'y voir dominer les Gibelins K

En Allemagne, la situation était toujours aussi incertaine. Le terme qui avait été assigné par Urbain au roi de Gastille et au comte de Cornouaillos pour venir en sa présence exposer leurs droits à l'Empire, fixé d'abord au 2 mai 1264, avait été reculé à la Saint-André de l'année suivante ^ De nouveaux troubles qui s'étaient produits en Angleterre avaient été, avec les difficultés que traversait alors le saint-siège, le motif allégué par le pontife au sujet de ce délai. Mécontents de la décision que le roi de France avait rendue comme arbitre, les barons anglais avaient repris les armes, et Ricliard, devenu un moment leur prisonnier, n'avait pu se faire représenter auprès de la cour de Rome. Urbain étant mort sur ces entrefaites. Clément, qui, à son tour, voulait attendre l'issue des affaires de Sicile, avait encore reculé ce terme au 8 janvier 1267 ^ Au jour indiqué, Alfonse et Richard envoyèrent enfin des députés plaider leur cause devant le chef de l'Église, sans que néanmoins aucune solution fût donnée au débat. Il Reparut pas à Clément que les députés eussent apporté des preuves suffisantes des droits de leurs maîtres; et, annonçant

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