Villani, Hist. Florent. I. VIL c
4. « Lo re Carlo ne fu molto ripreso del papa. )) Rico. Malesp. c. 193.
tôt lui apprendre si ce triomphe, préparé d'aussi loin et aussi chèreinont acheté, aurait pour elle les résultats qu'elle s'en était promis.
Le supplice de Gonradin ne fut pas le seul acte de violence par lequel Charles déshonora sa fortune. Conduit par le ressentiment autant que par ce qui lui semblait l'intérêt de son pouvoir, il exerça contre les Gibelins du royaume de Sicile les plus cruelles vengeances ; partout les échafauds et les bûchers se dressèrent*. Clément ne connut qu'une partie de ces nouveaux excès. Il ne devait survivre qu'un mois au malheureux Conradin. L'un de ses derniers actes fut relatif à la question non encore résolue de la succession à l'Empire. La date à laquelle le roi de Castille et Richard devaient se présenter devant lui pour débattre leurs prétentions avait de nouveau été reculée ; elle l'avait été, il est vrai, sur la requête du roi de Castille 2. Irrités de ces délais successifs, les grands de l'Allemagno avaient décidé, pour la troisième fois, de procéder à une autre élection. Clément s'y opposa par une lettre oij, disant que ce serait une honte pour les électeurs d'abandonner les princes qu'ils avaient librement choisis, et ajoutant que l'Éghse romaine manquerait, de son côté, aux devoirs de son office si, dans une question de cotte gravité, elle hâtait son jugement, il enjoignait d'attendre la sentence du saint-siège ^ C'était prolonger encore, avec l'interrègne en Allemagne, les désordres qui en étaient la suite. On ne pouvait, sous une apparence d'équité, tenir aussi peu compte de l'intérêt des peuples.
Clément mourut à Viterbe, le 29 novembre 1268, sans que, non p'ius qu'Urbain, il fût jamais entré dans la capitale de la catholicité. Gomme pour ajouter aux troubles au milieu desquels se terminait ce pontificat, la mort de Clément fut suivie