‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 162 sur 416 · Potthast, Reg. pontlf. n» 21502. Cf. ibid. n · texte numérisé non relu

Potthast, Reg. pontlf. n» 21502. Cf. ibid. n

4. Gregorovius, Sloria di Roma, t. V, p. 545. a. Gregorovius, ibid, p. 547.

220 LIVP.E SEPTIEME

Ce fut au mois de février 1279 que Rodolfe délivra les dernières ratifications exigées de sa complaisance ou plutôt de sa faiblesse \ et auxquelles s'ajoutèrent celles des évoques et des princes de l'Allemagne^ Jamais l'État temporel du saintsiège n'avait été si nettement défini et, en apparence du moins, si pleinement garanti. Ces soins où s'attachait la papauté montraient que de plus en plus dominaient chez elle les tendances politiques. Il était toutefois une question d'ordre ecclésiastique sur laquelle Nicolas, tout en s'occupant do ces intérêts, n'avait pas laissé de porter sa sollicitude. C'était l'union des Eglises grecque et romaine. Mais, tandis que Grégoire avait surtout envisagé dans celte union les avantages qu'en retirait la religion, Nicolas ne sembla considérer que le supplément d'autorité qu'elle apportait au siège apostolique. En réponse au message de Jean XXI, Michel Paléologue avait adressé à la cour pontificale des lettres par lesquelles il confirmait les déclarations faites au concile de Eyon par ses ambassadeurs ^ Nicolas n'entendit passe contenter de cette confirmation. Indépendamment de nouvelles lettres plus précises et revêtues de tous les caractères d'authenticité qu'il exigeait tant de l'empereur lui-même que de son fils Andronic, il voulut que le patriarche de Constantinople et les autres évêques grecs fissent, chacun en particulier, une profession de foi écrite et dans laquelle serait consigné le serment d'y demeurer fidèles. Il voulait encore que, dans toutes les villes, les bourgs et les villages, le clergé inférieur se soumit aux mêmes formalités, et qu'à cet effet on rédigeât des actes authentiques dont un double serait envoyé au saint-siège. 11 exigeait enfin que, contrairement à la demande adressée à Grégoire par Michel Paléologue, on introduisît dans le symbole de l'Eglise grecque l'expression Filioque, et que les rites fussent également conformes à ceux de l'Eglise romaine^.

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