‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 163 sur 416 · Theiner, ibid. p · texte numérisé non relu

Theiner, ibid. p

3. Voir ces lettres dans Raj'nald. anno 1277, n<>^ 21-30 et ss.

4. Les lettres du pape adressées à Michel Paléologue, à son fils Andronic,

Des nonces se rendirent, vers le printemps de 1279, à Constantinople, pour obtenir satisfaction sur ces divers articles. Ce n'était pas le seul soin dont ils étaient chargés. Ils devaient faire savoir combien l'on était étonné à la cour pontificale que les Grecs ne se fussent pas encore fait absoudre de leurs erreurs, et que le patriarche et les autres prélats n'eussent pas sollicité du pape la confirmation de leurs dignités ^ Mais l'objet le plus important de leur mission était de préparer les voies pour la venue d'un cardinal-légat, qui exercerait à Constinople l'autorité dévolue aux délégués du saint-siège dans les autres États. Nicolas n'ignorait pas que c'était là un des articles qui devaient le plus indisposer les Grecs. Aussi avait-il recommandé à ses nonces, dans des instructions particulières, d'agir à cet égard avec la plus grande circonspection, de faire coniprendre à l'empereur que la présence d'un cardinal-légat n'était pas seulement un gage certain de l'union des deux Eglises, mais qu'elle lui pouvait être avantageuse aussi bien pour ses intérêts temporels que pour ses intérêts spirituels, et de procéder enfin avec assez de prudence pour obtenir son adhésion sans éveiller sa défiance'.

De semblables exigences n'étaient assurément pas propres à affermir les Grecs dans leur réconciliation naissante avec Rome. Il est vrai que cette réconciliation, plus apparente que réelle, n'avait guère été pour Michel Paléologue qu'un moyen de détourner l'entreprise que Charles d'Anjou méditait sur Constantinople. La mort alors récente de Baudouin II, — dont le fils unique, Philippe, avait épousé une fille de Charles ^ — en favorisant l'ambition du roi de Sicile, n'avait fait que le confirmer dans son premier dessein, et, en ce moment même,

au patriarche et aux autres prélats grecs, et datées d'octobre 1278, se trouvent dans Raynald. eod. anno, n°' 2-10.

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