‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 181 sur 416 · septembre 1289. Reg. de Nicol. IV, n · texte numérisé non relu

septembre 1289. Reg. de Nicol. IV, n

3. 18 novembre 1289, ibid. n» 2262. Cf. n°= 2170, 2171, 2178 (avril-mni 1289).

4. 31 mai 12S9. Ihid. n»* 1003 et ss. Ces décimes, qui devaient être perçues pendant trois ans, avaient déjà été accordées en principe à Pliilippe par lettres pontificales du 2o septembre 1288, sous la réserve que la perception n'en commencerait qu'à la Saint-Jean 1289. Ibid. n" 615.

5. 20 juin 1289. 76id. n"' 1142-11.52. Ces décimes, comme celles accordées au roi de France, devaient être perçues pendant trois ans.

6. II convient de noter que, .Jacques ayant mis le siège devant Gaëte pendant le séjour de (Parles II à la cour pontificale, celui-ci se rendit aussitôt

et, Charles II étant retourné en France, de nouvelles négociations s'ouvrirent afin d'arriver, par d'autres voies, à un accord auquel le pape avait refusé de souscrire.

Si Nicolas semblait échouer, comme ses devanciers, dans le double dessein de dépouiller en Italie et en Espagne la maison d'Aragon, il maintint, dans ses rapports avec l'Empire, la politique qu'ils avaient suivie. Rodolfe, qui n'avait pas été couronné sous le dernier pontificat, ayant renouvelé sur ce point ses précédentes sollicitations et transmis à Nicolas le vœu de venir à Rome, à l'automne de 1289, recevoir le diadème, le pape, à l'exemple d'IIonorius, chargea un légat, l'évêque d'Eugubio, de s'entendre avec ce monarque sur les conditions de son couronnement ', et il traîna si bien les choses en longueur, que Rodolfe, qui mourut deux ans après, n'avait pas franchi les Alpes. Mais, tandis qu'llonorius, en envoyant un cardinal en Allemagne, lui avait donné en même temps pour mandat d'y réformer les mœurs relàciiées du clergé, aucune mission de ce genre ne fut confiée cette fois au représentant du saint-siège. On peut même dire que, bien loin que Nicolas, en ce qui concernait l'Eglise, nourrît quelque projet de réforme, il aggrava encore, [à certains égards, les abus qu'il aurait dû réprimer. A peine en possession du saintsiège, il avait conféré aux moines mendiants et particulièrement aux Frères mineurs de nouveaux privilèges -, se séparant en cela de son prédécesseur qui avait voulu les restreindre. Dans le moment oij il députait vers Rodolfe l'évêque d'Eugubio, cédant aux instances des cardinaux, il abrogea définitivement la constitution de firégoire X sur le conclave^ constitution ({iii jusqu'ici n'avait été que suspendue ^ Il prit,

dans ses États pour repousser cette a.cjression. Il ne fit néanmoins aucune entreprise contre la Sicile; et le roi d'Angleterre, étant intervenu pour amener une trêve entre les deux princes, avertit même Charles de ne pas s'écarter du traité conclu à Oléron. Voy. Guil. de Xang. Chron. anno 1289.

1. Lettre de Nicolas à Rodolfe, 13 avril 1289. Raynal. eod. anno, n"» 46,

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