‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 183 sur 416 · Raynald. anno 1290, n · texte numérisé non relu

Raynald. anno 1290, n

3. Raynald. ibid. n» 33-36. Voy., pour des faits analogues, !e concordat

Ces « usurpations » des princes, ces nouvelles manifestations de l'hérésie, s'ajoutant à la résistance de plus en plus marquée que les évoques opposaient à l'autorité apostolique et dont ils avaient donné, sous Martin IV et Honorius, de notables exemples, attestaient que l'action spirituelle du saintsiège s'affaiblissait en ses effets. L'ascendant qu'au point de vue politique il continuait à vouloir exercer sur les États de l'Europe s'affaiblissait également. Des événements qui, dans ce temps même, se passèrent en Hongrie, en furent un sensible témoignage. Le roi Ladislas étant mort sans postérité * et les Hongrois ayant nommé pour lui succéder André, dit le Vénitien, issu de leurs anciens souverains, Rodolfe revendiqua le royaume de Hongrie comme fief de l'Empire et voulut, à ce titre, en investir son fils Albert, duc d'Autriche. De son côté, Charles 11 de Sicile, qui avait épousé une sœur de Ladislas, le réclama pour son fils aîné, Charles Martel, auquel il devait échoir, disait-il, comme étant par sa mère héritier du feu roi^ Nicolas, qui favorisait ce jeune prince, alléguant à son tour de prétendus droits invoqués autrefois par les papes, déclara que ce royaume dépendait du saint-siège, et, par des lettres du mois de janvier 1291, défendit à Rodolfe et à son fils Albert d'y exercer aucun pouvoir. 11 manda également aux prélats et aux seigneurs de Hongrie que c'était au chef de l'Eglise qu'il appartenait de disposer de la couronne, et envoya révêqued'Iési,en qualité de légat, signifier sesvolontés^ Mais si Rodolfe parut céder jusqu'à un certain point aux prétentions du pontife, elles ne furent pas admises par les Hongrois; et, malgré les troubles qu'avaient suscités d'abord toutes ces rivalités, malgré le titre de roi qu'avec l'assentiment du

passé en 1289 entre le roi de Portugal et le clergé de son royaume (Raynald. eod. anno, n» 16-31), concordat ratifié par Nicolas IV le 7 mai de cette année et sur lequel Fleury, Hist. eccles., t. XVIII, p. 478-482, a donné d'amples développements.

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